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 DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Ven 22 Avr - 23:30




Ci-dessus :
de gauche à droite,
Christophe Jardon (guitare, chant),
Philippe Dauga (basse, chant)
et David Misiti (batterie).

© D.R. (2011)


Compte rendu détaillé

(+ vidéos, photos, flyers, visuels)

du concert

"LE BIJOU DE GAINSBOURG"
donné par BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)

en avant-première le 30 mars 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS (Paris)

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--presente-en-avant_premiere--g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g--le-30-mars-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm




BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)
présente “LE BIJOU DE GAINSBOURG”

Mercredi 30 mars 2011
au CAFÉ DES BEAUX-ARTS
(Paris) :

De 20h45 à 21h45, avec deux nouveaux acolytes — Christophe Jardon (guitare, chant) et David Misiti (batterie) — depuis début janvier 2011, Philippe Dauga présente ce soir le tout nouveau spectacle de Bijou SVP, quasi entièrement consacré et dédié à Serge Gainsbourg.

À l’inverse de nombreux opportunistes (1) de la variété française et des candidats de la télé-réalité qui reprennent du Gainsbourg pour tenter de se forger une “crédibilité”, Philippe Dauga fait partie de ceux qui ont une vraie légitimité à rejouer les œuvres de l’Homme aux Repetto.

En 1978, Philippe Dauga, Vincent Palmer, Dynamite Yan, Jean-William Thoury ont collaboré avec Serge Gainsbourg : en studio (“Les papillons noirs”, “Betty Jane Rose”, les instrumentaux “Jolie laide” et “Tapage nocturne”) comme sur sur scène (Théâtre Mogador et Palais des Sports à Paris, Bourse du Travail à Lyon).

Puis en 1993, sur son méconnu mais excellent et aérodynamique album pop’n’roll “Pile ou face”, Dauga interprétait une euphorisante chanson-salutation au Gainsbarre, “Tant de regrets”. Un titre écrit et composé par Philippe (lire paroles ci-dessous, NDLR).

Ce soir, le lieu — un café de Saint-Germain-des-Prés, à quelques pas de la rue de Verneuil où habitait le Serge, en face de la Seine — est chaleureux mais beaucoup trop petit et guère adapté aux concerts. Néanmoins, une fois que chaque spectateur s’est trouvé une place, assis ou debout, c’est parti pour de bon. C’est aussi un bon moyen d’assister à un concert de façon très conviviale : parqués dans un rayon de trois mètres carrés, les musiciens sont à cinquante centimètres des spectateurs situés devant ou à côté d’eux, à hauteur d’homme.

Le set démarre par “Rock de France”, une composition de Dauga-Llaberia-Ballier (la formation Bijou SVP 2004/2010), extraite du dernier CD “Autopsy” (2009). Le texte salue deux personnages qui ont fait flashé dans les années 1960 et 1970 Palmer, Dauga, Thoury et Dynamite : Serge Gainsbourg et Jacques Dutronc. « (...) Blond chatain et cheveux noirs / Nous, on joue “Les papillons noirs” / D’un mec qui s’appelle Gainsbarre / Tout comme lui, on est en costard (...) »

Première reprise de Gainsbourg : “Harley Davidson”. Dauga avait déjà participé à une version pop’n’roll absolument terrible lors du spectacle “Générations rock’n’roll” diffusé en clair sur Canal + en juin 1989.
Lio et Helena Noguerra, lookées en amazones urbaines et sexy, chevauchaient une Harley à l’arrêt pendant ces trois minutes.

Les Deux Soeurs interprétaient de façon parfaite, attractive, à l’unisson, ce texte sublime créé par Brigitte Bardot. A la guitare : Stéphane Sirkis, play-boy en costume rouge. Et à la basse : Dauga. Tous arboraient des lunettes noires. Et c’était trois minutes flashantes, dans le look, le son french pop éternel et l’attitude. Une prestation télévisuelle indélébile (2), comme le “Show Bardot” a marqué au fer rouge les esprits des jeunes des années 1960.

De cette version poppy d’enfer, Dauga en a gardé l’esprit, ainsi que entre les couplets et les refrains le gimmick super top « hey ! hey ! Harley Davidson ! » pour la relecture 2011 par le new Bijou SVP. Il y a beaucoup plus de guitares mais c’est le même flash deux décennies plus tard qui resurgit.

Philippe, Christophe et David ne jouent ensemble que depuis quelques mois, mais ils sonnent d’ores et déjà de façon compacte et énergique. Le guitariste se débrouille très bien, tout en ayant un son différent de celui, mythique, ultime et inatteignable par aucun autre guitariste sur Terre, de Vincent Palmer. Le jeu du batteur est solide, appuyé, carré. Dauga s’éclate comme un enfant à chanter du rock’n’roll, à jouer de la basse. « Ça me rappelle ma jeunesse ! », déclare-t-il d’ailleurs régulièrement et spontanément lors des concerts de Bijou SVP.

“La chanson de Prévert”, à l’origine très française années 1950 d’avant l’arrivée du rock’n’roll en France, se mute en solide rude rock’n’reggae avec Philippe Dauga au chant : « Oh je voudrais tant que tu te souviennes / Cette chanson était la tienne (etc.) »

En présentant chacun des titres qu’ils jouent, Dauga resitue la saga Bijou & Gainsbourg et raconte quelques anecdotes.

Face B du premier 45 tours solo collector “Si un autre te plaît” (1982) de Philippe, “J’en ai autant pour toi”, écrit par Gainsbourg et Dauga, est réapparu en 1993 sur l’album “Pile ou face” de ce dernier dans une pétaradante version (featuring Gordon Russell à la six-cordes électrique). Il la rejoue pour la première fois sur scène depuis dix-sept années. Et ça le fait toujours autant, avec son refrain pêchu. Au passage, petite constatation à propos des modes qui s’en vont et reviennent : dans les années 1990, la référence au groupe australien de hard rock blues AC/DC (« tu aimes AC/DC et si je ne l’ai pas ici, j’peux pas tout savoir / Mais si tu veux m’avoir / J’en ai autant pour toi ») faisait hors sujet, datée. Ce qui n’est plus trop le cas en 2011, qu'on le veuille ou non, avec le retour du hard rock (même s’il y a de grosses influences blues dans l’AC/DC Sound).

La version de “Bonnie & Clyde” est puissante, prenante, avec un gros son (tout comme les autres titres d’ailleurs). De la lancinante ambiance de cordes imaginée par Gainsbourg et son arrangeur, Bijou SVP en a tiré sa propre version avec basse funk’n’roll et guitare rocky. Christophe chante les couplets, secondé par Philippe sur les refrains. Ils l’interprètent de manière OK et convaincante.

Enorme affaire avec “Betty Jane Rose”, titre jamais joué par Bijou SVP durant toute la décennie 2000. Là, vu la circonstance (show Gainsbourg), impossible pour Dauga de faire l’impasse sur ce fulgurant morceau (d'ailleurs, la version du 33 tours “En public” de 1979 est plus puissante que l'original studio). C’est reparti comme en 1978, Dauga fait plaisir à tout le monde en rejouant ce standard écrit en cadeau pour Bijou par le Docteur Jekyll & Mister Hyde de la chanson française. « Dans les parkings en sous-sol sol mineur / Tout le monde veut l’adorer ré ré la la mineur(e) / Betty Jane Rose cherche sa dose de drague majeure »

Dans la même veine, Bijou SVP balance “Relax Baby Be Cool”, similaire à la version live figurant sur la longbox 4 CDs “Jamais domptés” (parue en 2000 chez Universal) et enregistré au Palais des Sports en 1978 avec Gainsbarre au chant.

Haute tension encore et toujours avec “Les papillons noirs”. Cette chanson était l’un des nombreux moments forts des concerts 2004/2010 de Bijou SVP. La version live est plus rageuse que la délicate, atmosphérique et chef-d’oeuvresque adaptation studio 1978 de Bijou featuring Gainsbourg. Le chant de Dauga et Christophe est moins susurré et plus clamé. Le son de batterie et celui de la guitare sont beaucoup plus présents, tout le long du morceau. Avec toujours la géniale basse, implacable, de Copain Dauga. Et le refrain qui fait battre le coeur : « Les papillons noirs ! Les papillons noirs ! (...) Un papillon noir ! Un papillon noir ! »

Dauga présente ses acolytes lors de ce rappel, en précisant : « Ce ne sont pas des “accompagnateurs”, on forme un vrai groupe. » Et demandant au public de manière sympacool daugaesque : « On a commencé à répéter il y a un peu plus de deux mois. Et je crois que ça le fait bien, non ? »

La “Troisième Guerre mondiale” (musique de Dauga, texte de Thoury), en provenance du 33 tours de pop précieuse “Pas dormir” (1979) sous influence The Sparks, est ici présentée en version rock’n’roll pêchue. Comme l’explique en intro Dauga et avec ses propres mots, le texte est une métaphore de l’impression que l’on ressent les lendemains de nuits légèrement alcoolisées. Et Philippe dit, en tant que camarade l’ayant parfois accompagné dans ces périples nocturnes, que, quelquefois, Serge se réveillait un peu dans cet état de fracassement total : « Oh mais qu’est-ce que j’ai fait / Cette nuit la bombe / Je me souviens plus de mon nom / (...) Car dans mon crâne, la Troisième Guerre mondiale résonne encore / Oh oui, je l’ai dans la peau / Je ne sais plus pourquoi ni comment / Ni même où et quand, vraiment (...) »

Enfin, le trio reprend “La Marseillaise (Aux armes etc.)” pas du tout en reggae mollasson mais en rock’n’roll énergique.

« Bon, ben, c’est la fin du set. On vous souhaite de passer une bonne soirée. » Puis un spectateur, un peu imbibé mais néanmoins tranquille, demande à Dauga de refaire “La chanson de Prévert”. La main sur son coeur de rock’n’roller du Juvisy Sound, il s’exécute en compagnie de Christophe et David.

Incontournable, c’est l’heure du mégatube vivifiant, intemporel et éternel “Rock à la radio” (« surtout qu’aujourd’hui, on n’en entend quasiment plus », note Dauga).

« Cette fois, c’est vraiment la fin. Là, je vais vous faire un morceau qui va me permettre de pouvoir partir, dit Dauga avec bonhomie et amusement. Je vous remercie tous, je suis très content d’avoir joué dans ce superbe lieu, un peu exigu mais très sympa, très chaleureux. Passez une bonne soirée, et on se quitte avec une chanson de circonstance : “Je suis venu te dire que je m’en vais”. »

Avec une ambiance musicale différente de l'original, plus r’n’r, en formule basse/batterie/guitare, Dauga chante d’une émouvante façon ces vers : « Je suis venu te dire que je m’en vais / Et tes larmes n’y pourront rien changer / Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais (etc.) » En son for intérieur, Dauga doit les adresser à son maestro Gainsbarre.

Jean-William Thoury, le chanteur-guitariste Alain Chennevière et l’animateur télévisuel Patrice Laffont ont assisté à cet hommage vivant et non officiel au maître Gainsbarre, bonne franquette option répétée et travaillée, zéro naphtaline.

Photographe mythique et officiel de Johnny Hallyday (de la fin des années 1960 à 1995) et du Gainsbarre (entre nombreux autres), Tony Frank a pris plusieurs clichés (dont un mis en ligne sur cette page) avant et pendant le set du Bijou : la classe.

François Guibert
(22 avril 2011)


(1) : par exemple, la quasi-totalité des invités de l'émission “Champs-Elysées”, le 19 février 2011 sur France 2, consacrée à l’auteur de “Initials B.B”.

(2) : avec aussi les clips de Lio réalisés en 1986 et 1987 par Costa Kekeminis pour les tubes de l’album “Pop Model” et le film de 52 minutes “Lio nous fait une scène – Olympia 1987”.

Bijou SVP sera en
concert le 21 juin 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS
(7 quai de Malaquais)
à Paris 6e.



© Tony Frank
(30 mars 2011)


Dernière édition par GUIBERT FRANCOIS le Jeu 20 Déc - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Ven 15 Juil - 14:50






La page spéciale

(long compte rendu détaillé,
une douzaine de photos inédites
prises par © Sylvie Raymond)


« "LE BIJOU DE GAINSBOURG"
(show intégral, plus de vingt titres)

par BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)
le 21 juin 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS (Paris) »


est en ligne depuis aujourd'hui sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g---k1-concert-integral-k2--de-BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--le-21-juin-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm




••••••••••••••••••••••••••••




“LE BIJOU DE GAINSBOURG”

(show complet)

de BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)


le mardi 21 juin 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS
(Paris)
:


Deuxième round parisien au Café des Beaux-Arts, après le showcase le 30 mars 2011 au même endroit, pour “Le Bijou de Gainsbourg” de Bijou SVP. Cette fois, il s’agit du show complet, soit une bonne vingtaine de titres.

En ce 21 juin, jour de la fête de la musique, ils jouent à l’extérieur (à l’inverse du concert du 30 mars), sur le trottoir du Café des Beaux-Arts. Cela permet ainsi à quiconque le souhaite d’assister sans problème à ce concert, vu que ce n’est pas la place qui manque. Les personnes passant au hasard de leurs déambulations devant le 7 quai Malaquais s’arrêteront quasiment toutes pendant plusieurs morceaux. Un signe révélateur de l’attractivité implacable du rock’n’roll énergique de Dauga et Bijou. D’ailleurs, pendant “Harley Davidson”, au feu rouge situé à l’angle de la rue des Saints-Pères, un jeune motard se trémoussait en rythme sur son Cheval d’Acier avec le son de basse de Dauga, avant de repartir à toutes berzingues sitôt le feu au vert.

Depuis fin 2010, Philippe Dauga est accompagné de deux nouveaux musiciens, enthousiastes et, à l’évidence, heureux de jouer ce répertoire béni. David Misiti (batterie, choeurs) a une frappe carrée et infaillible, dans la lignée du Dynamite Yan Sound. Christophe Jardon est un guitariste très compétent, au jeu solide, à la hauteur des attentes de Dauga et dans l’esprit live de Bijou. Même si, par la force des choses, aucun guitariste au monde ne pourra égaler le toucher étincelant et inaltérable de Vincent Palmer.

Christophe Jardon chante aussi sur plusieurs morceaux, en duo avec Philippe, ou bien en solo sur un même titre (avec toujours, dans ce cas-là, Dauga aux choeurs sur le refrain) : par exemple, sur “Bonnie And Clyde”.

Mister Dauga, lui, sort à chaque instant d’énormes sons de basse, tour à tour vrombissants, souvent tout cela à la fois. Un vrai bonheur pour les yeux et les oreilles de fans.

A chaque fois qu’on le voit en concert, Copain Dauga est toujours enthousiaste (sans se forcer, juste en étant lui-même), spontané, positif, énergique, joyeux. Que ce soit hors scène ou lorsqu’il se produit en concert.

Il garde intacte la foi dans le rock’n’roll qui habite son coeur, son âme et son esprit de rocker depuis sa plus tendre jeunesse et les folles années Bijou 1977-1981. Ces dernières, d’après les témoignages recueillis ici et là, sont clairement inoubliables pour celles et ceux qui ont eu la chance de les avoir vécues : outre Dauga, Vincent Palmer, Jean-William Thoury, Marie France (et son album “39° de fièvre”, le plus grand disque de l’histoire de la musique électrique)... Sans oublier des fans qui ont côtoyé le groupe et vu en direct les prestations live de Vincent Palmer, Dauga, Dynamite (et Marie France) : par exemple, les soeurs Florence et Nathalie Michelet (venues avec leur chien Dexter), de Meudon-la-Forêt, ou encore Sylvie Raymond, présentes ce soir.

Dauga joue avec un enthousiasme communicatif. Il est heureux de refaire des concerts, de chanter pour des personnes ravies de réentendre en live les chansons de Bijou aux paroles écrites par Jean-William Thoury, ainsi que les reprises fétiches de ce groupe (“Les papillons noirs”, “Les cavaliers du ciel”,“Si tu dois partir”, etc.).

De 21h10 à 23h05 (soit une heure trente de concert au total), “Le Bijou de Gainsbourg” extended version se déroule en trois parties.

Le premier set démarre en trombe avec “Troisième guerre mondiale”. Un titre qui, depuis 2004, ouvre chacune des prestations live de Bijou SVP. La version live est plus pêchue, avec beaucoup plus de guitares, que l’original produit par The Sparks sur le 33 tours “Pas dormir” (1978). Un disque agréable, qui dégage un charme pop sonore sixties soigné.

Allant de l’avant tout en n’oubliant jamais le passé — mythique et magique —, Dauga joue trois de ses dernières créations en trio : d’abord “Autopsy” (2008),
à la rythmique équilibrée et solide. Vient le “Rock de France”, hommage à deux de ses héros français sixties : « Une basse, une batterie, une guitare / Nous, on joue les père fouettards / De Jacques Dutronc et son cigare / Nous, les play-boys en lunettes noires / Blond châtain et cheveux noirs / Nous, on joue “Les papillons noirs” / D’un mec qui s’appelle Gainsbarre / Tout comme lui, on est en costard (...) »

Arrive le rockignolesque “Les rockers de droite” (2006) : « Alors, celle-là, le texte n'a pas été écrit par n'importe qui : par Didier Wampas (« ouaaiss !! », lancent les fans sisters rock Nathalie et Florence Michelet, dont c'est ce soir les sincères et chaleureuses retrouvailles avec Dauga) — ah, je vois qu’il y en a qui connaissent ! »

Retour au Bijou de l’époque 1977/1981, lorsque Jean-William Thoury signait les textes du groupe, avec “C’est un animal”. Grâce au tempo lent de cette chanson, la basse de Dauga est très bien mise en valeur entre les couplets et les refrains.

« Avec Bijou, on a toujours beaucoup aimé les instrumentaux. En voici un ! »
: il s’agit des “Cavaliers du ciel”. La version du jour est un peu fouillie, tendant vers la démonstration technique option débrouillarde. Elle n’égale pas du tout celles (en studio, puis sur scène) magnifiées par la guitare de Palmer et qui figurent sur la long box intégrale 1977/1981 “Jamais domptés” (sortie en 2000 chez Universal).

Après “C’est encore l’automne”, slow désenchanté tendance Ronnie Bird, voici venu le temps d’« une reprise de Bob Dylan, interprété en français par le groupe Fairport Convention en 1969 » : “Si tu dois partir”. Les versions musclées de Bijou — celle en studio 1977 ainsi que celles en live (comme ce soir ou celle jouée par Vincent Palmer le 27 juin 2008 au “Nikola Acin Tribute” au Gibus) — pulvérisent la perception baba cool cajun folk mollassonne qu'avait Fairport Convention pour ce titre. Comme pendant tout le concert sur les autres morceaux, Dauga chante à pleine voix, avec coeur, c’est le pied !

La deuxième partie est entièrement consacrée à l’oeuvre de Gainsbourg, revisitée guitares électriques et gros son de basse en avant. Elle démarre sur les chapeaux de roue, brillamment, avec un son Rolls Royce, par “Relax Baby Be Cool” (« Une chanson qui parle du Klux Klux Klan », explique mister Philippe).

Viennent (dans le désordre) de mémorables versions des tubes “Bonnie And Clyde”, “Je suis venu te dire que je m’en vais”, “Harley Davidson”, chantés et joués de façon vibrante et entière.

En découvrant ces relectures musicalement très rock’n’roll, les puristes du répertoire Gainsbourg — par exemple, ceux qui n’aimeraient avant tout que le Serge G. jazzy chanson française des années 1950 et du tout début des années 1960 — pourraient trouver qu’il s’agit d’un sacrilège. Notamment quand Bijou SVP reprend “La chanson de Prévert” avec un son énorme, qui n’a rien à voir avec la suave et austère version originelle.

Or, justement, par son enthousiasme, sa vitalité, son appétit de vivre, Dauga revisite Gainsbourg avec ses deux nouveaux complices de façon convaincante, énergique, vivante. Comme s’il vivait encore aujourd’hui, qu’il était dans l’assistance. Et qu’il n’était pas l’icône intouchable, inattaquable, officielle, figée, institutionalisée, (morte, en fait...) qu’il est devenu malgré lui après son décès au fil des ans.

“Le Bijou de Gainsbourg”, c’est tout le contraire des nombreux hommages faisandés, officiels, stériles, froids, qui sentent la morgue et les charognards (cf. pour le premier semestre 2011 : les disques “Jacno future”, “Tels Alain Bashung”, ou encore le “Champs-Elysées” spécial Gainsbourg le 19 février sur France 2). Au passage, pourquoi reconnaître le talent et la créativité de nombreux artistes français uniquement après leur décès, alors que de leur vivant, ils étaient quelque peu mis de côté par les médias (ce qui, d'accord, n'était pas le cas de Gainsbourg dans les années 1980) ? Voilà quelque chose de sacrément horripilant...

“Le Bijou de Gainsbourg", c’est un concert joyeux, roots rock’n’roll 100 % bon esprit, avec des imperfections bienvenues, un max' de vibrations positives, comme dans les bandes dessinées de Frank Margerin.

« J’ai eu la chance que Serge m’écrive un titre, “J’en ai autant pour toi”, en 1982. Bon, je n’ai jamais vraiment compris le sens exact des paroles
, reconnaît Dauga. Je me souviens que Serge me dictait par téléphone les paroles qu’il écrivait quasiment en même temps. Mais comme la communication téléphonique passait mal, je lui faisais répéter un mot sur deux parce que je ne comprenais pas ce qu'il disait. Et tout ça juste avant que j’enregistre la chanson en studio. » C’est un bonheur d’entendre en live cette chanson géniale, jamais jouée sur scène par Dauga entre 2004 et 2010 (voire même avant).

Il propose donc une version aéro-pop’n’roll dynamique parfaite de “J'en ai autant pour toi”, pile poil dans l’ambiance de celle qui figure sur son méconnu mais totalement excellent album solo, “Pile ou face” (paru en 1993, et écouté à ce jour pour ma part entre un et deux milliers de fois).

Plus court que les deux premiers (pour cause de couvre-feu à 23h), le troisième set (de 22h35 à 23h05) démarre par “C’est mon avis”, petit boogie rock sympatoche de 2008 au texte faiblard et anecdotique.

Bijou SVP reprend de façon inattendue, surprenante et réussie, pour la première fois sur scène à Paris, l’instrumental rock rhythm’n’blues “Peter Gunn”, avec guitare funky'n'roll de Christophe Jardon.

Ce soir, Dauga et ses acolytes livrent la meilleure version entendue à ce jour de “Betty Jane Rose” (à égalité avec celle figurant sur le 33 tours “En public” de Bijou 1980), ultra pétaradante, au son clair, avec des voix qui portent haut le texte. En intro, Philippe déclare : « Ecoutez bien le texte, il est très ambigu, avec les mots “Betty”, “Jane”, “Rose”, etc. Mais bon, Serge, il était comme ça. »

Pendant les torrides versions des “Papillons noirs” et de “Betty Jane Rose”, un monsieur en costume filme ces deux morceaux. Philippe Dauga improvise dans le micro les présentations au public : « Il s'agit de Jean-Paul Prioul (« euh, non, Jean-Pierre Prioul », rectifie à son tour de façon amusée le guitariste Christophe), ah pardon, oui, Jean-Pierre, qui a été le majordome de Serge et Charlotte Gainsbourg.»

« Celle-là, vous la connaissez tous, une chanson de Jacques Dutronc ! » Et c’est parti pour une version 1 2 3 4 carrée sur le plan musical de “La fille du père Noël”. Par contre, Philippe s’emmêle les pinceaux dans les trois couplets, plaçant des vers du deuxième dans le premier, etc. Mais ce n’est pas grave du tout, car c’est chanté avec sincérité et avec l’amour pour le rock’n’roll en français des pionniers sixties. Et surtout avec l’esprit Dauga, revigorant et énergique.

François Guibert

(14 juillet 2011)




Photos : Sylvie Raymond
(21 juin 2011)

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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Ven 26 Aoû - 23:01



© Sylvie Raymond


Ecoutez
la version studio (2006) du titre

"LES ROCKERS DE DROITE"
de BIJOU SVP (Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=k-FWkEFx4p8


Texte : DIDIER WAMPAS
Musique : PHILIPPE DAUGA & PATRICE LLABERIA


•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••


Ecoutez

1°) "LES PAPILLONS NOIRS" (version studio 2006)
par BIJOU SVP (Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=djmk2ZbzYWM&feature=channel_video_title


2°) "TANT DE REGRETS"
(chanson hommage à SERGE GAINSBOURG)

par PHILIPPE DAUGA (1993)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=1tCZQk5xgKQ&feature=channel_video_title


3°) "LOLA" (1988, texte de JACQUES DUVALL)
par BIJOU (Vincent Palmer & Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=AIsQY0gPXXM


4°) "PASSAGE SOUTERRAIN" (1988, texte de JACQUES DUVALL)
par BIJOU (Vincent Palmer & Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=0cZ7ZiQGvL4




© Claude Gassian


5°) "4, 3, 2" (1985, texte de BORIS BERGMAN)
par VINCENT PALMER

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=1gXS58jtmT0


6°) "SPORTSTER" (1985, instrumental)
par VINCENT PALMER

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=sIAGWeVKy7A




7°) "ALLERGIQUE"
(1988, texte de JACQUES DUVALL,
musique et guitares de VINCENT PALMER)

par LIO

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=hY4NM-_7LhY




Dessin : Hugo Pratt
(1988)



•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Tout sur "LE BIJOU DE GAINSBOURG" par BIJOU SVP

- le 21 juin 2011 au Café des Beaux-Arts (Paris) ici :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g---k1-concert-integral-k2--de-BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--le-21-juin-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm

- le 30 mars 2011 au Café des Beaux-Arts (Paris) ici :
http://www.lachanteusemariefrance.fr.gd/BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--presente-en-avant_premiere--g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g--le-30-mars-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm




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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Mar 13 Sep - 22:47



Ecoutez les raretés version live

"BETTY JANE ROSE"
+ "(JE CONNAIS) TON NUMERO DE TELEPHONE"


par LES WAMPAS featuring PHILIPPE DAUGA (BIJOU)
en concert le 18 décembre 2004 à Paris


sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=oxg3aKeBzms&feature=channel_video_title


Enregistré sur la console son le 18 décembre 2004
lors du concert des Wampas à la Cité de la Musique (Paris).

Au rappel, en lunettes noires et costume noir rayé, basse dans sa main,
Philippe Dauga (surnommé exprès "Jean-Louis Dauga"
par Didier Wampas sur scène au moment de le présenter)
a rejoint le groupe pour jouer de la basse et chanter (avec Didier Wampas)
"Betty Jane Rose" + "(Je connais) Ton numéro de téléphone" de Bijou.

Pendant ces deux morceaux, Jean-Michel Lejoux (bassiste des Wampas)
a bien sûr cédé amicalement sa place à Copain Dauga.

Chant : Didier Wampas & Philippe Dauga.
Basse : Philippe Dauga.
Guitare : Philippe Almosnino.
Batterie : Nicolas Schauer.
Choeurs à grosse voix à la fin de "Betty Jane Rose" : Ben Sam Nickman.



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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Lun 2 Avr - 14:00



Nouvelle page spéciale :


« ALAIN CHENNEVIÈRE & THE STEVENSONS
le 31 mars 2012
au Cornemuse à Arleuf (58),

avec PHILIPPE DAUGA (BIJOU)
en invité surprise »


sur ce lien :
http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-AND-THE-STEVENSONS-le-31-mars-2012-au-CORNEMUSE-a-ARLEUF--k1-58-k2-,-avec-PHILIPPE-DAUGA--k1-de-BIJOU-k2--en-guest-surprise-.-.htm


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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Sam 7 Avr - 13:13



"JE VEUX ETRE NOIR"

(reprise de NINO FERRER)


par BIJOU SVP (PHILIPPE DAUGA)

en 2006,

en écoute sur ce lien :

http://www.youtube.com/watch?v=tRvmlJyVxNU&feature=youtu.be


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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Dim 26 Aoû - 22:40




"L'ENCYCLOPEDIE DU ROCK'N'ROLL"
+ "ROCK'N'ROLL MUSETTE"


de GERARD BLANCHARD 1983

avec VINCENT PALMER aux guitares
et PHILIPPE GUYOT (1) à la basse

sont en écoute sur ce lien à copier-coller :

http://www.youtube.com/watch?v=fr_S1G3GSGw&feature=youtu.be


(1) : basse & chant dans Dennis' Twist,
basse sur tout l'album "39° de fièvre" (1981) de Marie France, etc.

Photos : Jean-Baptiste Mondino.


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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Jeu 30 Aoû - 18:16




FRANDOL reprend

"LES PAPILLONS NOIRS" (2000)

en écoute sur ce lien à copier-coller :

http://www.youtube.com/watch?v=vPeYTFRYHnk&feature=youtu.be


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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Jeu 20 Déc - 18:56





Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé
du concert de PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)
& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends (ENZO IANNUZZI, FRANCK BALLIER, TONY GRIECO

le 8 novembre 2012
à la VELVET GALERIE »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/PHILIPPE-DAUGA--k1-BIJOU-SVP-k2--et-ALAIN-CHENNEVIERE-and-Friends-le-8-novembre-2012-a-la-VELVET-GALERIE--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm



• Ci-dessous lors des répétitions :








•••••••••••••••••••••••••••





PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)

& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends

(FRANCK BALLIER,
ENZO IANNUZZI,
TONY GRIECO)



Jeudi 8 novembre 2012

à la Velvet Galerie (Paris 6e)


lors du vernissage de l’exposition photo
“ABOUT ROCK MUSIC” de TONY FRANK :




De 19h55 à 20h55, Philippe Dauga et ses amis délivrent 
ce soir un concert géant — au niveau musical, humain et artistique — et super chaud de pur rock’n’roll. Le lieu
est exigu (trente mètres carrés ?) mais, du coup, très chaleureux car bondé de personnes 100 % intéressées 
par les photos de Tony Frank et la musique électrique. Pas de m'as-tu-vu et de “je suis là pour me montrer”.

« Bonsoir ! Bravo et merci d’être venu, s’élance Dauga. 
Ça doit faire plaisir à Tony Frank qui est quand même la vedette de la soirée. » À la caisse claire : Franck Ballier, « tambour majeur » (© Dauga), qui a joué dans Bijou SVP de 2004 à 2010 et vient prêter main forte à son pote Philippe.

À la guitare : Enzo Iannuzzi. « Ce guitariste de 17 ans 
trois quart vient d’arriver à mes côtés depuis un mois, 
on a répété trois fois mais vous allez voir que ça le fait. 
Je tiens à remercier beaucoup de monde que je connais ici, dont mon ami Philippe Fromentin avec qui on a fait cette expo. C’est un grand mec. Il a fait ce qu’il fallait pour Tony. 


Je salue aussi celui qui est, je dirais, le plus ancien 
— je n’ose pas dire l’âge parce que ce n’est pas la peine. Mais en tout cas, Hugues Aufray est là ! Ça me fait chaud au cœur, on a été bercé par beaucoup de ses chansons dans ma jeunesse. Jean-William Thoury a dû faire quelque interview de vous, Hugues ? (« Non, jamais », dit JWT). Jamais ? C'est un journaliste de Rock & Folk, Juke Box Magazine, j’en passe et des meilleurs. Ben écoute, ça se fera sûrement.
En tout cas, bravo Hugues pour la carrière exemplaire. Car à un moment, il me semble que pendant une grosse période, plus ne le prenait à la télé (sourire). En tout cas, il n’a pas lâché le morceau. 

On va commencer par un morceau de Bijou, écrit en 1976 par Jean-William Thoury qui est là devant moi. Il a été le parolier, le manager de Bijou et a représenté encore beaucoup plus que cela. »

Ça démarre donc avec le trépidant “Troisième guerre mondiale”. « Une basse, une batterie, une guitare » (comme le dit la chanson “Rock de France” de Bijou SVP 2009) et ça cognera sec’n’roll comme cela pendant tout le concert. Tous les morceaux seront joués de façon brillante, avec une méga patate.

Le son massif de basse de Copain Dauga dès qu’il tapote sa basse, c’est dément. C’est tout le contraire des slaps 
de basse (le top de la ringardise). C’est un son… à la Dauga ! Quelque chose d’implacable, de totalement 
“1 2 3 4 carré” en diable (et ce soir, il ne cassera aucune corde). Tous les morceaux seront brillamment joués, de manière rafraîchissante.

« 1976, toujours, on faisait des choses un peu hors normes, on traitait de thèmes inhabituels pour l’époque : voici 
“C’est un animal”, un texte écrit par Jean-William et qui parle de la prostitution. Hommage à Thoury ! » Et hop, 
rock intense medium à la Ronnie Bird et qui repose 
sur la basse nerveuse du Dauga.

« Le texte du prochain titre, “Les rockers de droite”, 
a été écrit par Didier Wampas. Ça m’étonne pas de lui 
mais j’en fais mon affaire (sourire rieur). » De sa voix claire et enthousiaste, Dauga chante ce speed rock frankmargerinesque, secondé par ses amis. Il s’éclate 
tel un teenager aux “Rock’n’roll Friday” 2005/2008 
du Gibus et du Tryptique.

« La chanson suivante, je la dédie à celui qui, ici, est sans doute son plus gros fan : Hugues Aufray. Il s’agit d’un morceau de Bob Dylan interprété en français par le groupe Fairport Convention dont le titre original est, Jean-William va nous le dire (— « “If You Gotta Go, Go Now” », souffle JWT), voilà ! Et on l’avait reprise avec Bijou : “Si tu dois partir” ! » Passée à travers le francophile filtre de Bijou, cette folk baba pop music song devient un rock électrisé 
à la française

Dauga pointe du doigt l’anthologique photo (apposée au mur et sous verre) de Bijou entourant Serge Gainsbourg, tous en costards de scène, prise en 1979 dans les coulisses de Mogador : « Sur cette photo, moi je suis à gauche, il y a quelqu’un qui a beaucoup compté : Serge Gainsbourg. Avec Bijou, on a repris un titre de lui qui s’appelle “Les papillons noirs”. »

Franck, Enzo et Philippe livrent une fantastique version bon esprit desdits “Papillons noirs”. Quelle joie d’assister à l’interprétation live, à un mètre des protagonistes, de ce classique de la chanson devenu classique du rock et roll d’ici par celui qui (avec Dynamite Yan et Vincent Palmer) a fait redécouvrir ce morceau à la France électrique. Vers la fin du morceau, les spectateurs chantent à plein cœur les mots « Un papillon noir ! Un papillon noir ! Un papillon noir ! ».

« Toutes ces photos autour, ça me fait tout drôle. Car ce sont des groupes, des artistes qui ont été très importants pour moi. Ça a été en quelque sorte mon compagnonnage, vous voyez ce que je veux dire ? Surtout les Who, les Stones. » Le power trio aux bonnes vibrations positives envoie le “Rock à la radio”, « même si on n’en entend plus beaucoup actuellement (de rock à la radio, ND FG) ».

« Ah oui ! Maintenant un instrumental, me dit Enzo, pour reposer ma voix afin de récupérer un peu : “Les cavaliers du ciel”. » Sur cette version des “Cavaliers du ciel”, le son de guitare est moins brouillon, plus agréabe, que celui entendu sur ce même titre les 30 mars et 21 juin 2011 lors de la prestation de Bijou SVP au Café des Beaux-Arts.

« Un dernier morceau (« Oooh », © le public), non mais parce que après, on a des invités. Voici “La fille du père Noël” ! » Comme à chaque fois sur cette reprise, c’est le running gag assuré : Dauga s’emmêle dans les paroles, prenant deux vers du deuxième couplet pour les mettre dans le premier, etc. (c’est aussi le cas sur “Si tu dois partir”). Et ça l’effectue toujours autant parce que c’est involontaire, spontané, chanté avec cœur et de toute sa wild soul’n’roll voice (comme chaque titre qu’il interprète).

« Maintenant, j’accueille, vous les avez reconnus, on n’a pas besoin de les présenter, non ? Ah, il est comme moi, Alain, il n’aime pas trop ça, les présentations. Voici Alain Chennevière au chant, et Tony Grieco à la guitare. »

Alain Chennevière est sans aucun doute l’artiste français le plus à l’aise lorsqu’il s’agit de reprendre des standards en anglais des années 1950/1960 avec une diction, un accent et un feeling irréprochables (1). Rock’n’roll, rhythm’n’blues, doo-wop ou gospel, cet homme sait tout faire.

Donc, là, hop, simple formalité et pourtant totale éclate de sa part (avec plein de gestuelles des mains et tout) comme pour le public, il chante “No Particular Place To Go” de Chuck Berry. De façon bien mieux, d’ailleurs, que lorsque Eddy Mitchell chante “À crédit et en stéréo”.

« On va calmer le jeu », dit Alain, tandis que Tony entame le riff aiguisé de “Little Sister”, un titre très légèrement plus lent (à peine) que les deux hits du Chuck lors de ce set mais tout aussi électrique. Franck et Tony assurent à fond. Mention spéciale pour le break batterie/guitare avant chaque refrain.

« Encore un petit Chuck ? On joue pas souvent des titres de Chuck, ces jours-ci. Autour de nous, il y a des supers photos de Tony Frank. Parmi celles-ci, si je devais partir avec l’une d’entre elles sans que ça se sache, hé hé, ça serait celle-là, la première à l’entrée » : Alain désigne une photo format horizontal de Chuck Berry sur scène à l’Olympia en 1966. Il embraye sur un furieux “Sweet Little Rock’n’Roller”, se délestant de son blouson de cuir noir, empoignant le micro de nouveau. Les “doomdoomdoomdoom” de la basse vibrent à toute allure.

« La prochaine, je vais la dédier à Christian, présent ce soir, car elle a été écrite et chantée par quelqu’un qu’il a bien connu. » Résonne alors une intro ressemblant à… bon sang, mais c’est bien sûr : “Brand New Cadillac”. Sur ce titre, Alain adopte volontairement, clin d’œil aux initiés (il n’y a que ça ce soir dans la salle), une gestuelle à la Vince Taylor : déhanché, bras croisé au-dessus de la tête pendant trois secondes le temps d’un solo de Tony, etc.

Sur les mots « Com’on baby! », avec son bras, il adresse un salut à Laura Mayne, présente dans l'assistance. Et sur le vers final répété quatre ou cinq fois, il improvise une diction syncopée robotique limite Kraftwerk rockab’ : « She ain’t never comin’ ba’ ba’ bac’ bac’ bac’ back! »

Sur l’un de ces quatre titres, notre adepte de la précision spontanée du jeu de scène donnera aussi un petit et soigné coup de pied dans le pied de micro, comme Johnny Hallyday. Dauga (basse uniquement, pas de chœurs), Franck et Tony délivrent un écrin improvisé et nickel chrome pour le chant perfect, volant dans les airs, d’Alain.

Alain s’éclipse pour laisser Dauga, Tony et Franck s’approprier de façon cinglante “Peter Gunn”, dans un son aigu percutant proche de la version de “Last Night” par Pura Vida 1977 (alias Bijou), sur la compilation “Les plus grands succès du punk”.

Enfin, sous les yeux d’un Frank Margerin aux anges car ultra méga fan des groupes français des années 1960, le trio reprend “Il revient” (“Say Mama” de Gene Vincent en version française et masculine). « Wohouwohouwo wohouwohouwo Houwohouwo ! »

Juste après, Copain Dauga discute bien volontiers avec les uns et les autres : Valli, etc. Posant en photo avec deux admirateurs, il leur dit à propos de ce concert : 
« Belle leçon de jeunesse (franc sourire) ! On lâche pas 
le morceau. On va revenir jouer à Paris. »

François Guibert


(19 décembre 2012)


N.B. : Également présents dans le public, Vic Laurens 
(Vic Laurens !) des Vautours, Long Chris (Long Chris !! — le plus grand parolier de Jean-Phi’ Smet, après Manou Roblin des “Rocks les plus terribles”), Mac Telliam 
(ingénieur du son Bijou 1977/1982 et du spectacle 
“Mon BB” de Marie France en 2009), Marc Loy, 
Pierre Mikaïloff, Domnique Tarlé, Patrice Gaulupeau (réalisateur de “Hallyday par Johnny”, documentaire 
de cinq heures diffusé sur Canal Plus en 2000, et caméraman attitré de Johnny dans les années 1990), 
Rémi Bouet (président de “Limited access”, le fan club officiel de Hallyday).

(1) : D'ailleurs, anecdote, estomaqué par l’aisance 
vocale de son ami Chennevière, Niki Demiller, 
alors qu’ils étaient en plein duo (“Une décision”) 
lors d’un concert des Stevensons à l’Angora 
au printemps 2012 avait sorti spontanément, 
entre deux vers, un « Il est trop fort ! » admiratif.






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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   Jeu 29 Aoû - 21:16

JEAN-WILLIAM THOURY

par

JEAN-ERIC PERRIN


(septembre 2013) :






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MessageSujet: Re: DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu   

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DAUGA + ALAIN CHENNEVIÈRE 08/11/2012 Paris : compte rendu
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