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 MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Lun 10 Nov - 23:28




Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé du concert “The Tangible Effect Of Love”

de BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES feat. BERTRAND BURGALAT

le 20 septembre 2014 à LA BOULE NOIRE (Paris) »


en ligne sur ce lien à copier-coller :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/BENJAMIN-SCHOOS-et-les-LOVED-DRONES--k1-album--g-THE-TANGIBLE-EFFECT-OF-LOVE-g--k2--feat-.--BERTRAND-BURGALAT-le-20-septembre-2014-a-LA-BOULE-NOIRE--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





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Concert “THE TANGIBLE EFFECT OF LOVE”

de BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES

featuring BERTRAND BURGALAT

le samedi 20 septembre 2014

à LA BOULE NOIRE (Paris) :


“The Tangible Effect Of Love” de The Loved Drones (2012) est l’album le plus déroutant et difficile d’accès du label Freaksville. Il peut rebuter et laisser à sa porte les auditeurs aimant le rock 1 2 3 4 uppercut et électrochoc.

Alors, ce n’est pas de la progressive music ramollo. Ce n’est pas non plus une ambiance comme dans le film insupportable et terrifiant “Pink Floyd: Live At Pompeii”. Mais quand même, le disque réunit des instrumentaux de pop seventies planante et éthérée, toutefois à tendance rocky. Et dans une option baba cool mais azimutée du vingt-et-unième siècle, même si étrange et ésotérique.

Les guitares ne sont pas mixées autant en avant que sur “Femme plastique”. Cet éclatant et solide album, paru en 2010, est la parfaite carte de visite 100 % représentative des Loved Drones.

En tout cas, qu’on ne s’inquiète pas : Benjamin Schoos, Marc Wathieu, Jampur Fraize (guitares), Pascal Schyns (basse) et Jérôme Danthinne (batterie) ne sont pas devenus subitement Les Yes ou Les Genesis dingobelges du système D.

Leurs prestations autour des compositions de “The Tangible…” à la Maroquinerie (28 mars 2014) et ce soir à la Boule Noire le confirment.

Comme par magie, en concert, toute cette atmosphère psychédélique à rallonge s’évapore. Il s’agit bien des mêmes morceaux, mélangés à des passages d’impros. Mais dans leur transposition live, ils ont une fière allure énergique. Et un son rock’n’roll carré. Exactement comme lors des concerts “Femme plastique” (2011).

Les trois six-cordes électriques, à fond, sont mises très en avant. Pas de manière bourrine, non : juste dynamiques, simples, premier degré.

Ce soir au synthétiseur : Bertrand Burgalat, invité d’honneur french pop. Ou quand les Freaks’ men rencontrent le Tricatel sound.

La veille, à partir de l’écoute du CD (ou de l’enregistrement de la répétition des Loved Drones trois jours avant à Liège ?), il a mis en place ses propres idées. Il a imaginé des arrangements sonores personnels qu’il joue avec son instrument, autour de ces morceaux.

Il les a répétés avec le groupe lors de la balance à la Boule Noire, quelques heures avant le concert. Et cela fonctionne. Tout en étant au centre de la scène, il est au même niveau sonore que chacun des autres musiciens. Les guitares sont même (très) légèrement plus en avant dans la sonorisation.

Exemple parmi tant d’autres de la réactivité zébulonesque et de la fraternité créative de Freaksville : l’après-midi même, Benjamin Schoos a rencontré Rémy Bousseau (saxophone ténor, flûte traversière), via un de leurs amis communs (le violoncelliste Jean-François Assy).

Eh bien, hop, le soir, cela roule OK : à l’invitation de Benjamin, Rémy monte sur scène à deux reprises. Ainsi, durant “Red City”, il improvise une douce mélopée à la flûte traversière. Elle est similaire à la trame déroulée par l’orgue sur la version studio. Et sur les deux derniers morceaux, il envoie des sons de sax entre free jazz et funk style.

Les costumes de scène sont des sortes de tenues masculines à la Belphégor (mais sans possibilité pour le public d’apercevoir ne serait-ce que leurs yeux). Ces habits de moines inquiétants et dangereux, avec capuches, ont été créés par le collectif Sauvage Sauvage en 2011 pour le clip “Charleroi 2035” de Miam Monster Miam.

Durant les cinquante minutes du concert, ils garderont ce déguisement. Quitte à crever de chaud à l’intérieur, sous les spotlights (aux teintes assez sombres, d’ailleurs). En quelque sorte, “39 de fièvre” (clin d’œil) sous la chaleur des projecteurs. Et peut-être aussi, du coup, ne sont-ils pas totalement libres de leurs mouvements, engoncés dans ces habits-concepts.

On devine et comprend l’idée de départ de Benjamin Schoos, mégafan de science-fiction : reproduire en live l’atmosphère mystérieuse du vidéoclip “Charleroi 2035”. Apparaître telle une secte surréaliste pop musicale, futuriste et imaginaire, etc. Comme s’ils étaient figurants dans un film de Dario Argento ou de Mario Bava.

Et aussi permettre au public, face à des musiciens qui se mettent ainsi en total retrait visuel, de mieux se concentrer sur la musique. Oui, sauf que là : on peut tout autant — et même mieux, en fait, car ces tenues perturbent — apprécier les morceaux lorsqu’on voit de visu les personnes qui les interprètent.

Les musiciens Freaksville ont de sacrées chouettes tronches. Ils ressemblent à des personnages-héros malins et débrouillards de bandes dessinées. Aussi il faut justement qu’ils se montrent en pleine lumière, comme ils l’ont toujours fait (hormis ce soir).

Il faut qu’on voit leurs visages, leurs yeux, leurs expressions lorsqu’ils jouent, sourient, se regardent les uns les autres, ou en direction du public.

Or, ces toges marrons à capuchon empêchent qu’un lien réel et instantané se crée entre le groupe et les spectateurs venus assister à leur prestation. Cela crée une barrière psychologique, une sorte de frustration visuelle.

Par contre, sur le plan musical, les Loved Drones délivrent leur potion électrique comme ils savent le faire : “Romantic Giallo”, “The Hindenburg Omen”, “Red City”, “Cosmic Memories”, “Charleroi 2035”. Une musique rocky spatiale, cosmique, qui pulse.

Comme de bien entendu, dans le cadre de cette soirée organisée par “Le nouvel an belge”, “Charleroi 2035” clôture le set. C’est le seul morceau entièrement chanté (extrait de “Femme plastique”), avec des paroles (hormis quelques mots ici ou là, comme sur “Red City”).

Sous sa cagoule, Benjamin met en avant son tempérament de showman, bougeant (autant que faire se peut) dans tous les sens, s’agenouillant, se remettant debout : « Tous avec moi : “Cha-Cha-Cha-Charleroi” ! », etc.

Benjamin & les Loved Drones forment une bande solide, soudée et compacte. Ils s’adaptent facilement et rapidement à diverses formules ou thématiques, d’un concert à l’autre : électriques, acoustiques, rock roll, kraut rock (avec Damo Suzuki durant une heure d’impro à Liège le 7 octobre 2012), chanson (les sets “China Man Vs China Girl” de Benjamin, etc.).

Durant ces cinquante minutes, on retrouve pile poil l’état d’esprit sonore et musical qu’ont les Loved lorsqu’ils jouent sous le nom Les Fantômes (ex-Phantom) aux côtés de Marie France.

Depuis le 20 décembre 2006 (date de leur rencontre scénique au Klub à Paris), ils sont pour Marie France des musiciens irremplaçables. 100 % sur la même longueur d’ondes qu’elle, ils lui correspondent parfaitement.

Dans son répertoire électrique survolté, ils sont aussi fondamentaux que le sont (et le seront toujours) Vincent Palmer, Jean-William Thoury et Dynamite Yan (l’épopée “39 de fièvre”).

François Guibert
(2 novembre 2014)

© Photos : Clément Boulland



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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Mar 24 Fév - 23:29




• Page spéciale


« MARIE FRANCE (tableau “MMM”, Marlene Dietrich & Marilyn Monroe)

dans les “MUGLER FOLLIES” du 10 décembre 2013 au 31 janvier 2015 au COMEDIA (Paris) :

compte rendu détaillé »



sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MARIE-FRANCE--k1-tableau--g-MMM-g-%2C-Marlene-Dietrich-et-Marilyn-Monroe-k2--dans-les--g-MUGLER-FOLLIES-g--du-10-decembre-2013-au-31-janvier-2015-au-COMEDIA--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





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MARIE FRANCE (tableau “MMM”)

dans les “MUGLER FOLLIES”

du 10 décembre 2013 au 31 janvier 2015

au COMEDIA (Paris)


(spectacle vu le samedi 14 décembre 2013,
ainsi que les dimanches 13 avril et 21 septembre 2014)
:


Durant douze mois, quatre à six soirs par semaine, Marie France était sur scène dans les “Mugler Follies” au Comedia (Paris).

Dans les “Mugler Follies”, Marie France incarne de manière hyper vivante Marlene Dietrich et Marilyn Monroe sur les planches du Comedia (Paris).

Elle apparaît environ trente-cinq minutes après le début du show. Son tableau est intitulé “MMM” (1) : « “M” pour Marlene, “M” pour Marilyn et “M” pour Marie France ! », précise-t-elle au cours de celui-ci.

Elle entre en scène sur un léger air d’accordéon typiquement parisien. « Halo, dit-elle d’une voix langoureuse et suave, en prenant un accent allemand. This is a song very closed to my heart. It’s a song against war. Every war. C’est une chanson très chère à mon cœur, une chanson contre la guerre, toutes les guerres. »

Elle interprète “Où vont les fleurs ?”, une chanson-phare du répertoire de Marlene Dietrich. Elle a d’ailleurs ici un regard, des cils, sourcils et une coiffure similaires à ceux de Lili M.

La robe scintillante qu’elle porte sur scène a été conçue spécialement pour elle. Brodée sur son corps par Mr Pearl, un “maître corsetier”. En référence à une parure mondialement connue de la Dietrich.

Le premier couplet est en anglais, le deuxième en allemand (avec l’accent germano-américain, particulier et spécifique de miss Marlene). Et le troisième en français.

L’accompagnement musical dans la sonorisation est sobre : guitare acoustique et quelques éléments de percussions synthétiques. À l’unisson avec la voix émue de Marie France.

À l’instar de son album et son spectacle consacrés à Brigitte Bardot (en 2009 et 2010), elle n’est jamais dans la parodie ou le pastiche. Au contraire, elle interprète cette chanson avec cœur, sincérité et respect pour sa créatrice originelle.

Puis en quatre ou cinq secondes, par quelques gestuelles, un déhanchement et des intonations vocales, elle devient Marilyn. Deux “boys” habillés en pompiers l’entourent alors.

Dans cette seconde chanson, la rockeuse fétiche de Freaksville Record évoque l’actrice de “Certains l’aiment chaud” (entre autres films mais celui-ci particulièrement, dans l’état d’esprit enjoué).

Manfred T. Mugler signe les paroles. La musique, composée par Roger Loubet et Mugler, est dans l’esprit “music-hall & grand orchestre”. Un peu dans le style des compositions qu’a conçues Frédéric Botton pour elle sur l’album “Raretés” (2006).

Quelques mots de cette chanson, interprétés avec une diction réjouissante : « This is the story of a girl called MM / (...) She was so pretty, young and terribly blond», « sex bomb », « symbol of love », « only diamonds and Chanel number five », « Marilyn loves with the Number One Man / (...) Sings it him, for not the CIA /  Miss MM, je t’aime ».

Après cette chanson, à la manière et avec les intonations de Marilyn en représentation publique, donc sexy et charmeuse, elle demande (ce dialogue variant sensiblement d’un soir à l’autre) : «  Okaayy, is there somebody have his birthday tonight ? No ? »

Marilyn France se penche en direction d’un spectateur (différent chaque soir), assis à l’une des tables situés près de la scène : « Hello ! Hey you ! Ca va bien ? What’s your name, comment tu t’appelles ? Is it your birthday tonight ? C’est ton anniversaire ? C’est vrai ? OK, baby, I’m singing for you, moi chanter pour toi. » Puis elle se remet debout sur scène devant le micro.

Elle entonne a cappella, exactement comme Marilyn à l’attention de John Fitzgerald K., les mots « Happy birthday to you / Happy birthday to you / Happy birthday to you, mister presid… / Happy birthday to youuuu, yeah! ».

Ensuite, Marie France interprète une ode inédite à elle-même, euphorisante et bon esprit, parolée par le Manfred. Là aussi, musicalement, on est dans l’esprit de l’introduction de “L’amour avec des gants”. Soit une ambiance pétillante avec grand orchestre, cuivres et glamour swing :

« Je suis la troisième M
Celle qui aime les “je t’aime”
Jamais lassée de l’amour
Amoureuse pour toujours

Mais on ne naît pas femme
Dit-elle, on le devient
Et j’ai allumé la flamme
D’un fabuleux destin

Marie de la France
Marie de la chance (wouh !)
Cela me met en transe
D’être pour vous Marie France

Mais pour vous, mes amis
Je resterai Marie
La plus Mugler des Marie,
Des Marie de Paris

Marie de Paris ! »


Ce troisième et dernier titre est, en quelque sorte, une carte de visite chantée de sa propre vie. C’est-à-dire une femme née pour être sur scène, jouer la comédie, faire l’actrice, enregistrer des disques et donner de nombreux concerts. Avec un feeling rock’n’roll inné, y compris lorsqu’il s’agit de disques ou de spectacles acoustiques.

Dans le même état d’esprit, Marie France pose en Marilyn Monroe dans le n°8 (hiver 2014/2015) de “Candy” (2). Douze pleines pages alternant photos couleurs et noir & blanc. Cette séance photo a été réalisée près de Paris en septembre 2014 par Sofia Sanchez et Mauro Mongiello.

Il s’agit des meilleures et plus belles photos de Marie France lorsqu’elle incarne Marilyn. C’est-à-dire quand elle est au service et dans le rôle d’un personnage (ici, Marilyn), et qu’elle ne chante pas son propre répertoire.

Marie France a posé pour ces photos en n’ayant nullement l’intention de se prendre pour Marilyn. Tout comme pour sa prestation dans les “Mugler Follies”, c’est avant tout une salutation-hommage à cette actrice-chanteuse américaine. Et à travers cela, Marie France exerce son art, avec subtilité, raffinement, classe et espièglerie.

Cette séance est aussi un gros clin d’œil, voulu et assumé, aux photos de la Monroe prises par Bert Stern en 1962.

En avril 2015, Marie France enregistrera en Belgique de nouveaux titres originaux écrits en français par Jacques Duvall pour elle. Dans une optique intimiste, Chris Cerri l’accompagnera au piano, avec Benjamin Schoos à la réalisation (et quelques autres instruments de-ci, de là).

Le 33 tours (fichiers numériques en prime) sortira chez Freaksville, normalement en juin 2015. Des concerts, notamment à Paris, seraient (et seront) la suite logique espérée par celles et ceux qui suivent avec intérêt son parcours artistique.

« Vous préférez Marie France ou Marilyn ? »,
demandait-elle lors du spectacle “Marie France et ses passions” (avec la troupe Paris Secret) le 1er mai 2008 à la Foire de Paris. Une manière, toujours valable en 2015, de rappeler de façon discrète et dans la bonne humeur qu’elle n’est pas “que” Marilyn Monroe (et Marlene Dietrich) sur scène et sur disque. Et qu’elle est d’abord et avant tout Marie France, tout simplement.

François Guibert
(8 février 2015)


(1) : Environ vingt-cinq tableaux composent ce spectacle d’une heure quarante-cinq.

(2) : luxueux magazine espagnol à vocation internationale et tiré à 1 500 exemplaires.

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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Dim 22 Mar - 1:35




Nouvelle page spéciale inédite

« Compte rendu détaillé des concerts

de BENJAMIN SCHOOS (“Beau futur”)

et de SABINO ORSINI (“Chroniques calabraises”) & JACQUES DUVALL (“Je ne me prends plus pour Dieu”)

le 25 février 2015 aux TROIS BAUDETS (Paris) »


en ligne sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/JACQUES-DUVALL--k1--g-Je-ne-me-prends-plus-pour-Dieu-g--k2--%2B-BENJAMIN-SCHOOS--k1--g-Beau-futur-g--k2--%2B-SABINO-ORSINI--k1--g-Chroniques-calabraises-g--k2--le-25-fevrier-2015-aux-TROIS-BAUDETS--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm




Durant la tarentelle (instrumental).
Jacques Duvall (à gauche) a rejoint la scène.
Devant lui : le guitariste (et mandoliniste) Chris Cerri.
(© Clément Boulland)




De gauche à droite :
Chris Cerri, Pascal "Scalp" Schyns,
Benjamin Schoos, Sophie Galet,
Claire Wilcock.
(© Clément Boulland)



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Ci-dessus : Benjamin Schoos
(© Clément Boulland)



BENJAMIN SCHOOS (“Beau futur”)

+ SABINO ORSINI & JACQUES DUVALL
(“Chroniques calabraises”)

le mercredi 25 février 2015 aux TROIS BAUDETS (Paris)

(+ chronique de l’album vinyle 33 tours
“Je ne me prends plus pour Dieu” de JACQUES DUVALL) :


Avec son nouvel album “Chroniques calabraises” (paru chez Freaksville en février 2015), Sabino Orsini démontre qu’il est un vrai chanteur et interprète sensible.

Dès sa mise en ligne en juin 2013, sa précédente chanson (vidéoclippée), “Les papillons”, ne convainquait pas. Il s’agit d’un texte à la thématique trop vague et générale. La musique, aux influences Beatles, sonne variété pop, tendance Les Innocents 1991/2015. Un titre bien produit, joué et chanté, mais à travers lequel sa personnalité ne ressort pas.

Cette fois, avec ses “Chronique calabraises”, il touche directement le cœur des spectateurs (et des personnes qui écouteront son disque). Il se trouve enfin en tant qu’artiste. Lorsqu’il fait ainsi ressortir ses racines, on le sent désormais pleinement concerné et inspiré par les paroles qu’il chante.

Ces “Chroniques…” retracent l’existence fictive d’un “homme d’honneur” dans la région de Calabre (d’où Sabino est originaire), de sa naissance à son exécution.

« Ceci est une histoire qui ne se termine jamais. Ceci est une histoire sans fin. Jour après jour, elle recommence. Jour après jour, elle continue. Jour après jour, sans savoir pourquoi. Pour celui qui veut vivre en paix, c’est assez simple : il suffit de s’occuper de ses affaires. Ici, on peut vivre jusqu’à 100 ans… Si on est capable de la fermer. »

Par cette présentation parlée qui ne figure pas sur le disque, Jacques Duvall introduit le concert. En tant que narrateur, il se trouve durant les vingt-cinq premières minutes au premier étage de la salle de concert, dans la pénombre.

On voit sa silhouette de profil, projetée via un jeu de lumière sur l’un des murs de la salle à chacune de ses interventions. Dans les vingt dernières minutes du set, il rejoindra sur scène ses acolytes.

Jacques est l’auteur de tous les textes, simples, subtils, tout en finesse et suggestion. Son implication compte autant que celle de Sabino en tant qu’interprète dans la réussite incontestable de ce disque.

Entre chaque morceau, il intervient en tant que narrateur de l’histoire. Il joue le rôle du “padrino”, le “père” protecteur, à la fois craint et respecté.

Histoire de mettre le public dans l’ambiance ritale, Sabino démarre par “U mastru di lu sonu”. Il s’agit d’un air trad’ italien adopté par la mafia et qui n’est pas sur l’album. Ambiance guitare acoustique (jouée par lui) & mandoline (Chris Cerri).

Comme lorsqu’on écoute le disque, on ressent beaucoup d’émotions durant ces quarante-cinq minutes poignantes, sobres, à la fois pleines de retenue et de chaleur.

“San Michele”, “L’Aspromonte”, “Incarcéré”, “Je ne paierai pas”, “La fille aînée du padrino”, “La pieuvre”, “Je suis un repenti”, “Vendetta” (dans cet ordre-là) : huit chansons impeccables et intimistes, chantées par Sabino (guitare acoustique, chant, tambourin).

Chris Cerri (guitare électroacoustique), Benoît Poncin (contrebasse futuriste) et Maurice Blanchy (accordéon — sur l’album, c’est Vincent Pilliterri qui joue de cet instrument) l’accompagnent.

Entre “La fille aînée du padrino” et “La pieuvre”, c’est le moment où Duvall rejoint ses acolytes sur la scène, se plaçant debout, derrière Chris Cerri. Le groupe entame alors une tarentelle joyeuse et dansante, avec l’accordéon en instrument principal.

Durant ces quatre minutes musicales, mister Jacques déclame notamment ces phrases :
« Ça, ce que vous entendez là, c’est la danse de la famille Montalbano. La danse des maîtres chanteurs et des maîtres danseurs. Le soleil de Calabre a fait pousser une herbe noire. Une mauvaise herbe. Une graine de malandrin. Une herbe dont les racines plongent tellement profondément dans le sol noir de ce pays que personne ne pourra jamais l’en extirper. (…)
Les gens de ce pays savent quels sont leurs devoirs. Que celui qui gagne de l’argent sait ce qu’il doit payer pour ne pas finir entre de mauvaises mains. (…) C’est une aimable tarentelle. Prenez garde qu’elle ne se transforme pour vous en danse de la mort. Prenez garde. »

Tout cela en rythme et de façon crédible, en plein dans son personnage.

Avec ce disque et sa transposition live, Orsini et Duvall tiennent là une très belle proposition de spectacle. Celui-ci pourrait être présenté dans de nombreux petits lieux, cabarets, en France et en Belgique. Avec un thème assez peu (voire pas du tout) abordé jusqu’à présent dans la chanson française. Et ce de manière élégante, bien tournée. Où l’émotion prime avant tout.

« Le grand patron, le chef de tous les chefs, Jacomo Duvall ! »,
déclare Sabino lors de sa présentation, façon “Actors studio” mafioso, de chacun des participants.

Justement, on est très heureux de revoir en vrai Duvall à Paris, dans le cadre d’une salle de spectacles, et aussi hors scène. On ne l’a pas revu en vrai depuis sa dernière prestation dans la capitale française. C’était les 28 et 29 avril 2011, au Centre Wallonie-Bruxelles. Il interprétait “Il doit y avoir un truc (c’est pas possible !)”, lors des concerts “Femme plastique” de Benjamin Schoos (Miam Monster Miam) & les Loved Drones.

En 2015, le rusé et finaud “contrebandier de la chanson” reste fidèle à lui-même. C’est-à-dire un parolier fantastique. Depuis ses premières chansons en français (“Déréglée” et “Daisy” pour Marie France en 1977), il continue de surprendre à chacun des nouveaux textes qu’il écrit. Que ce soit pour lui ou pour Marie France, Lio, Benjamin Schoos, Charline Rose, Alain Chamfort, Mademoiselle Nineteen, etc.

Il est un être humain positivement terrible. On aimerait échanger et deviser avec lui, durant des heures et des jours, sur l’art, la culture, le rock, la chanson, entre autres. Son regard sur les choses de la vie, la musique, le cinéma, etc., est pertinent et précis.

Avec toujours son humour belge, désabusé mais pas cynique (surtout pas). Très différent de celui de Benoît Poelvoorde (quand ce dernier fait l’acteur dans les films ou est interviewé) mais tout aussi hilarant. Monsieur Jacques sait rire de lui-même et de sa propre vanité, qu’il assume d’ailleurs sans complexe. Mais sans jamais la ramener non plus.

Désormais, sur scène, Duvall n’est donc plus chanteur-loup-garou de ses propres morceaux de rock’n’roll. Juste un “simple” narrateur, aux gestes et aux déplacements économes. Ce qui est déjà bien.

En tout cas, il est en pleine forme artistique. Il a publié en janvier le vinyle 33 tours microsillons “Je ne me prends plus pour Dieu”, agrémenté d’indispensables fichiers numériques (vu qu’il n’existe pas de version CD officielle).

Un formidable disque, qui possède une verve textuelle identique à celle de ses autres albums (1). Au niveau de la production artistique, on peut constater les résultats de sept années d’expérience acquise par Benjamin Schoos en tant que réalisateur depuis “Hantises” (2006), premier disque Freaksville. Et première collaboration entre ce label belge et Jacques.

Tout au long de “Je ne me prends plus pour Dieu”, le son est large et live. Avec une profondeur, une chaleur dans la captation sonore de la voix et des instruments qu’il n’y a pas sur “Hantises”.

Les chansons en elles-mêmes sont imparables. Sur une musique entêtante et rock rollant un max’ tendance Link Wray ou Les Cramps des débuts, Jacques est ainsi une “Vedette américaine” (comme celles ouvrant pour Johnny à l’Olympia 1961/1962/1964, par exemple).

Et puis il y a la primesautière “Pauline est bipolaire”. “Tout seul” et son ambiance sixties au rock et au blues. Le texte est mi-désespéré mi-goguenard.

Le rigolo “Baby I Love You” tourne autour des sourdes rivalités, inévitables influences, références communes entremêlées et autres conflits d’intérêts entre auteurs (français, anglais, américains). Tout cela étalé sur cinq ou six décennies de pop culture mondiale de jeunes.

Tous ces titres sont une preuve tangible et évidente que l’auteur Jacques Duvall et le compositeur Benjamin Schoos forment un génial tandem façon “les Jerry Leiber & Mike Stoller au pays de Burt Blanca”.

Musicalement, il s’agit de solides ambiances blues, country, rock roll au tempo medium (aucun titre speed ici, hormis la cavalcade “Baby I Love You”). Jouées par l’équipe Freaksville (2).

Monsieur Jacques se voit apparemment comme une “Vieille locomotive”. Pourquoi pas ? Au passage, il glisse un clin d’œil kraftwerkien à l’époque “Banana split” 1979 avec Lio, Jay Alanski et Dan Lacksman via les vers suivants : « Ralf et Florian prenant le Trans Europe Express / Ça semblait tellement moderne / Mais maint’nant, tout ça / C’est si loin déjà ».

En tout cas, ce vieux tchou-tchou train filiforme et très bien conservé est toujours hyper captivant à voir et à écouter. Son état d’esprit caôw-bôye belgo-belge fasciné par d’autres vieux rockers francophones inusables (Johnny Hallyday) ou de l’Amérique demeure intact. Sa passion pour la country, le hillbilly, le blues, le rock roll fifties et ses dérivés (yé-yé d’ici, pop) des années 1960, 1970 et début des années 1980 (pas trop après) également.

Duvall 2015, parolier, chanteur, est en parfait état de marche. Et sa lucidité est au top. Du coup, si Dieu veut, il a encore de nombreuses années à vivre avant que sa chanson “Quand je serai incontinent” ne décrive la réalité de son quotidien, chez lui à Brussels.

Jacques Duvall est un génie. Il en convient lui-même bien volontiers, à sa façon (« Je n’me prends plus pour Dieu / Mais tout d’même sans m’vanter / C’est moi l’meilleur des deux »). Dans ses textes mais aussi en tant qu’interprète de disque, de scène, et showman.

Duvall est un chanteur « étonnant », comme l’avait écrit avec perspicacité Jean-William Thoury dans “Juke Box Magazine” début 2012. Il fascine par sa diction chouettement monocorde et sa voix ultra grave. Au vingt-et-unième siècle, elle très différente de celle qu’il a sur ses quelques 45 tours et 33 tours des années 1980.

Il est un grand interprète (et bien sûr parolier), dans sa façon de prononcer et chanter tel un loup-garou ses propres mots. Celle-ci est — enfin, était, car il ne chante plus en concert depuis 2011, pour l’instant — d’ailleurs sensiblement différente sur disque et sur scène. En concert 2006/2011, sa voix se fai(sai)t plus tonitruante, rauque et psychomaniaque.

Retour aux Trois Baudets, après la prestation de Duvall, Orsini et leurs musiciens. Cette fois, c’est au tour de Benjamin Schoos. Il présente ce soir aux Parisiens et banlieusards la version live de “Beau futur”. Un album de pop francophone inspirée et limpide. Qui prolonge et précise le style initié par “China Man vs China Girl” (2012), son disque à succès international (mérité).

Sur la version CD (seize titres) de “Beau futur”, interviennent un peu trop d’invités. Ceux qui ne sont pas du tout indispensables : Stef Kamil Carlens (“Daddy’s Down in The Mine”) et la voix de Miqui Puig sur “La vuelta del Doctor Amor ”.

Très bonne initiative : la version 33 tours vinyle (dix chansons) recadre sur l’essentiel et sur Schoos en tant que chanteur. C’est également le cas pour la set list de ce concert. Celle-ci est constituée de onze compositions originales : quatre sont issus de “China Man Vs China Girl”, sept de “Beau futur”.

Soixante minutes intenses, pour un set dense et concis, avec un Benjamin au top de sa forme. Pas mal d’impros (non hasardeuses), tant l’interactivité fonctionne entre le public et le groupe.

Costume, bottillons et patalon noirs, nœud pap’, chemise blanche, Benjamin (chant, clavier, showman, monsieur Loyal de Freaksville) met un point d’honneur à bien s’habiller sur scène. Par respect pour le public.

À ses côtés : Pascal “Scalp” Schyns (basse), Chris Cerri (guitare), Sophie Galet et Claire Wilcock (chœurs, dancing “Ready Steady Go!” girls).

Un répertoire pop solaire, touché par la grâce, en live comme dans sa version studio. Et où les sons synthétiques jouent un rôle essentiel. De vraies pop songs solides et fiables. Ces chansons demeureront comme des pépites radieuses dans la suite de la carrière, que l’on devine prolifique et mondiale, de Benjamin Schoos :

• “Visiter la lune”.

• “Marquise”.

• “Profession catcheur”.

• “Une dernière danse”.

•  “Beau futur”.

• “J’ai essayé de t’aimer”
(en duo avec Claire Wilcock).

• “China Man Vs China Girl”.

• “Le cascadeur”
(« Une chanson très triste sur un type qui a réellement existé. C’est la musique d’un documentaire sur Thierry Hallard. Un génie de la moto. Il était même plus fort que le Français Rémy Julienne, spécialiste de cascades, etc. Sauf qu’il n’aimait pas voyager, donc il restait en Belgique. Thierry Hallard avait ses Cascadeuses, un peu l’équivalent des Clodettes version cascades.
J’ai écrit une chanson sur ce personnage, ce presque cow-boy belge. Hélas, Thierry a voulu battre le record du monde de saut en moto au-dessus de camions au stade du Heysel en 1979 : résultat, il s’est brisé le dos. Les assurances l’ont ruiné, il a terminé taximan à Bruxelles.
Malheureusement, il est mort dans son taxi, où il a été retrouvé quatre jours après son décès. Un destin tragique pour un homme brillant, qui a réinventé le monde de la cascade. Je sais, ça fait rigoler, mais avec Jacques Duvall, on a écrit cette chanson que je vais vous interpréter. C’est toujours un moment d’émotion. »
)

• “Je ne vois que vous”
(« Ah, ça c’est beau ! Mon petit tube ! Ça a bien marché en Angleterre, je ne sais pas pourquoi. Là-bas, ils pensent que je suis Parisien lorsque je joue ce morceau. »)

• “La grande aventure”

• “Lune de granit”

« Petite surprise : je vais vous interpréter ma chanson favorite de tous les temps. J’ai participé à l’“Eurovision” en 2009 à Moscou. C’est là que j’ai appris à aimer la bonne musique, à m’ouvrir l’esprit.
J’ai vu des gens faire des choses incroyables avec leurs corps, grimper sur des échasses de 2 mètres de haut. J’ai même croisé Vladimir Poutine. J’ai rencontré le duo russe féminin t.aT.u., Dita Von Teese, strip-teaseuse de haut vol.
C’est là-bas que j’ai appris à découvrir, aimer et analyser ce morceau. J’en ai fait plusieurs arrangements : en reggae, symphonique, jazz, etc. Christophe Cerri au piano, vous pouvez l’applaudir — attention, au début, ça peut ressembler à du Michel Jonasz. »


Il s’agit d’une reprise en français du titre (découvert ce soir-là) “No Limit” du concept eurodance de studio 2Unlimited. En version piano jazz durant une minute suivi d’un rythme dance. Le tout agrémenté d’une référence à The Confetti’s : « This is the sound of B. ! This is the sound of B. ! This is the sound of Belgium ! Belgium ! Belgium new beat ! » (« B. » volontairement au lieu de « C. »).

Le new beat et l’eurodance : quelle horreur. En 1990/1994, c’était ce qui se faisait de pire musicalement. Satan incarné à travers trois minutes radiophoniques ou via les clips à la télé (au “Top 50” ou sur M6). Quoi qu’il en soit, Benjamin Schoos fait passer le tout comme une lettre à la Poste, dans l’euphorie et la pop’n’roll attitude freaksvillienne.

François Guibert
(15 mars 2015)

(1) : “Comme la romaine” (1983), “Je déçois” (1990), “Hantises” (2006), “Le cow-boy et la call-girl” (2009) et “Expert en désespoir” (2011).

(2) : les Phantom/Fantômes/Loved Drones/Experts en Désespoir. C’est-à-dire : Jampur Fraize (guitares électriques), Benjamin Schoos (idem, et aussi en acoustiques, percussions, harmonica), Philippe Laurent (orgue, synthés), Pascal “Scalp” Schyns et Chris Cerri (basse), Sophie Galet (chœurs), Geoffroy Degand et Jérôme Danthinne (batterie). Plus des invités : Philippe Corthouts (pedal steel), Isabelle Blais (chœurs), Raphaël Laforgia (banjo).





"Accordéon & accordéonistes" n°151 (avril 2015) :





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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Ven 25 Sep - 20:57




Page spéciale inédite

« Nouvel album cabaret intimiste de MARIE FRANCE en 2016 »


en ligne sur ce lien à copier-coller :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MARIE-FRANCE--d--nouvel-album-cabaret-intimiste-en-2016-chez-Freaksville--k1-avec-JACQUES-DUVALL-aux-textes%2C-CHRIS-CERRI-au-piano%2C-BENJAMIN-SCHOOS-a-la-realisation-k2--.-.htm


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MARIE FRANCE
Un album cabaret et intimiste en 2016


« Ce qui m’a mis sur les rails de la vie, c’est quand même Jacques Duvall avec la chanson. Avec Freaksville, il n’y a pas de nostalgie, on avance, on crée, on fonce. Ça, j’adore. Si je ne chante pas, si je ne travaille pas, je m’étiole. Je crois que je suis faite pour être sur scène, pour chanter, jouer la comédie. Je suis faite pour ça et je n’en démords pas. Je n’en démordrai pas. »
© Marie France, dans le film en DVD “Il y avait une fois Freaksville” (2011)

• Erwan Chuberre Saunier : « Tu aurais un message à passer à tes fans, amis, admirateurs ? »
— Marie France : « Je vous aime. Vous êtes ma raison de continuer ce métier. Vous me donnez la force de me battre. Vous me voyez glamour comme ça mais je me bats. Je suis une ouvrière par moments. Je vais au charbon. Merci à vous, je vous aime. J’espère ne jamais vous décevoir et toujours vous avoir près de moi. Merci. »
(15 février 2010, L’Artishow, Paris, dans la web émission “Divas sur canapé”)

« Un grand merci à tous les amis qui sont venus, pour tout l’Amour échangé. Vous me manquez déjà. Merci aux gars derrière moi, quels musiciens ! À chaque concert, je me dis : “C’est inéluctable, je n’arrêterai jamais.” »
© Marie France, 19 mai 2013 sur sa page Facebook, le lendemain de son concert “39 de fièvre” au Réservoir avec Les Fantômes)


Septembre 2015 : nouvelle étape pour Marie France, après l’épopée “Mugler Follies” (1) au Comédia (Paris) du 10 décembre 2013 au 31 janvier 2015. Elle enregistrera ce mois-ci en Belgique son septième album. Sortie annoncée en décembre 2015 ou janvier 2016, chez Freaksville Record.

Ce que l’on sait : il y aura dix chansons. Tous les textes sont de Jacques Duvall. Musiques de Benjamin Schoos, François Bernheim, Arnould Massart, Marc Moulin. Benjamin Schoos assurera la réalisation artistique.

Avec la voix de Marie France, le piano de Chris Cerris sera le deuxième élément principal de ce disque. Une ambiance cabaret, intimiste, feutrée, est annoncée. Quelques instruments, joués par Benjamin Schoos, agrémenteront de-ci de-là les arrangements.

Un mystère plane, c’est bien comme ça, sur le choix des titres qui figureront sur ce 33 tours vinyle (et fichiers mp3 numériques). Marie France interprétera-t-elle quelques morceaux de ses spectacles 2000/2010, jamais gravés sur CD : “La fille au cœur d’or”, “Pourquoi tu m’fous plus des coups”, “Marcello”, “Jack joue avec le feu”, “Rien qu’un ami”, “La fiancée de Frankenstein” ?

De toute façon, il y aura forcément des nouveautés jamais interprétées sur scène, ne serait-ce qu’avec les compositions de Schoos, Massart et Moulin.

Marie France est une chanteuse à l’esprit profondément rock’n’roll. Une “Fujiyama Mama” (© Wanda Jackson) terrible, incroyable, dans ses intonations, son feeling inné. Dans les émotions, joyeuses, mélancoliques, heureuses, qu’elle fait passer aux spectateurs, lors de ses concerts électriques ou acoustiques.

Ça devait être quelque chose, les concerts “39 de fièvre” avec le groupe Bijou au Bataclan (1980) puis au Palace (4 juin 1981). Le 18 mai 2013 au Réservoir (Paris), elle a concrétisé un fantasme absolu, que l’on pensait irréalisable, de dingopsychofans de l’album “39 de fièvre”.

Ce soir-là, elle a interprété en live les quatorze titres de cet album : “Le diable en personne”, “Dis-moi oui”, “Dansons”, “Avec toi”, “Chanson magique”, “Youri”, etc. Tout ! Et dans l’ordre. Set list parfaite et idéale. De “Chez moi à Paris” à “Dynamite”. Avec, au rappel, des bonus : “Déréglée”, “Les nanas”, “Le détecteur de mensonges”. Et “Chez moi à Paris” rejoué une seconde fois de façon prolongée.

Souvenir gravé à vie, ce moment essentiel d’une heure et quart a pu être réalisé grâce aux Fantômes (de chez Freaksville). Ils ont accompagné Marie France ce soir-là sur scène. On peut vivement remercier Jacques Duvall et Benjamin Schoos d’avoir redonné à Marie France l’envie de chanter du rock’n’roll.

Le déclic a eu lieu le 20 décembre 2006 sur la minuscule scène du Klub (Paris). Ce soir-là, Marie France a chanté “Daisy” et “Déréglée” accompagnée par les Phantom (futurs Fantômes). C’était leur première rencontre : gros flash réciproque entre ce groupe et notre miss France.

En découleront deux albums : d’abord, “Phantom feat. Marie France”, disque inspiré, dingue et énegrique. “Album de l’année” pour Jean-William Thoury dans la rétrospective 2008 de “Rock&Folk”.

Puis le tout aussi fabuleux “Kiss” (2012), disque méconnu, rarement évoqué (à tort) sur l’internet. Un CD rock tendance punky, rugueux et déjanté, mâtiné de sons blues et garage. Il contient de brillantes chansons : “Le détecteur de mensonges”, “Le bon, la brute et le truand”, “Dieu pardonne” ou “Yallo Kibou”, “Trop de boucan”. Comme toujours avec le parolier Duvall, les thématiques sur l’amour sont traitées sous des angles surprenants et inattendus.

Aussi belle soit-elle, la ballade “Un garçon qui pleure” aurait mérité une interprétation studio de Marie France en chant 100 % solo, sans Chrissie Hynde.

Comme le déclare Jacques Duvall (2) : « Marie France peut tout chanter. Dans le rock, il y a quelque chose d’animal, une espèce de magnétisme qu’elle a en elle. Pour moi, c’est “la” chanteuse rock : il y a Johnny Hallyday et Marie France, voilà. »

Elle demeure tout aussi rock’n’roll lorsqu’elle interprète des ballades et qu’elle donne des concerts en acoustique. Ce sont les mêmes sensations, intactes, magiques, essentielles, qu’elle fait passer aux spectateurs (et auditeurs de ses disques) que lors de ses concerts avec Les Fantômes.

D’accord, elle est une égérie des années Palace, des nuits parisiennes des années 1970/1980, etc. Mais la vérité de Marie France se trouve ailleurs : dans ses albums (et 45 tours) ainsi que ses concerts. Elle est d’abord artiste, chanteuse, femme de scène et de disques.

Trois ans après “Kiss”, il est évident que Marie France mettra toute son âme et ses émotions les plus intimes dans l’interprétation de ses nouvelles chansons.

Fille unique au cœur d’or et généreuse, Marie France pourra toujours compter sur le soutien sincère, indéfectible, et la fidélité de ses fans en Île-de-France et d’ailleurs. En attendant de la revoir en concert à Paris très régulièrement, au fil des mois et années à venir.

François Guibert
(30 août 2015)


(1) : Marie France s’est produite dans ce spectacle quatre à six soirs par semaine. Elle rendait hommage à Marlene Dietrich (“Where Have All The Flowers Gone?”), Marilyn Monroe. Elle faisait aussi un clin d’œil, le temps d’une chanson, à son propre parcours artistique.

(2) : dans un reportage au journal télévisé de France 3 Île-de-France diffusé le 30 mai 2008.


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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Lun 9 Mai - 1:38




Nouvelle page spéciale

« Chronique de l'album live “SOS Marie France !”

de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES spécial “39 de fièvre”

+ concert “Good Luck Universe!”

de BENJAMIN SCHOOS & LES LOVED DRONES

le 8 mars 2016 à LA MAROQUINERIE (Paris) »

en ligne sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Album-live--g-SOS-Marie-France--ar--g---k1-special--g-39-de-fievre-k2--de-MARIE-FRANCE-ET-LES-FANTOMES-%2B-Concert-Freaksville-de-BENJAMIN-SCHOOS-%26-LES-LOVED-DRONES--k1--g-Good-Luck-Universe-ar--g--k2--le-8-mars-2016-a-LA-MAROQUINERIE--k1-Paris-k2---d--chronique-.-.htm





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Chronique de l’album

“SOS Marie France !” (2016)

de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ l’album “Good Luck Universe !” (2016)

et concert le 8 mars 2016 à La Maroquinerie (Paris)

de BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES :


“Marie, reviens ! Les rocks les plus terribles” : tel pourrait être le sous-titre clin d’œil de l’album live officiel “SOS Marie France !”. Paru le 8 avril 2016 uniquement en mp3, il est doté d’un puissant son stéréo.

Il a été enregistré le 11 mai 2013 à SOS Recording (studio/salle de concerts) à Ans (Belgique). On peut le considérer comme le témoignage du dernier concert parisien à ce jour de Marie France. Car il s’agit du même spectacle présenté sept jours plus tard à Paris, le 18 mai 2013 au Réservoir.

Il est axé autour de l’album chef-d’œuvre “39 de fièvre”. Ce disque de 1981 a été enregistré avec, outre Philippe Guyot (basse), trois Bijou : Vincent Palmer (guitare, parfois basse et orgue), Dynamite Yan (batterie) et Jean-William Thoury (parolier, réalisateur).

Les Fantômes rejouent avec brio tous ces rock’n’roll mythiques issus du disque phare n°1 de Marie France : “Le diable en personne”, “Chanson magique”, “Dansons”, “Dis-moi oui”, etc.

« Aucune prise n'a été refaite. C'est du 100 % live, mixé trois ans plus tard par Sabino Orsini (East View Studio),
explique Benjamin Schoos du label Freaksville. C'était la première fois que nous jouions ensemble ces classiques du rock en mode yé-yé rock devant un public. Souvenir ému. »

Comme dans les enregistrements de 1981, Marie France excelle en tant que chanteuse rock’n’roll volcanique. Intonations rageuses, voix allant dans l’aigu puis le grave (ou vice versa). Son charisme vocal, tout en sensualité et électricité, de Fujiyama Mama est évident. Qu’elle chante des titres rapides, l’orageux “39 de fièvre” ou le slow sixties “Trop tard” (musique de Palmer), elle y met son feeling frondeur, sauvage, chaud, joyeux et survolté.

En chantant en version française sixties ces standards anglais ou américains, Marie France fait claquer, swinguer et rock’n’roller les mots. Il y a aussi des originaux aux textes écrits par Jean-William Thoury : “Trop tard”, “Comme les autres” et “Chez moi à Paris”, hymne éternel de Marie France. Ce titre lui va comme un gant. Elle reste à jamais une Parisienne flashante, libre, indépendante et mutine.

Auteur de textes à l’humeur rock, Jean-William Thoury a aussi transformé “Lucille” de Little Richard en “Youri”. Il sait retranscrire de façon simple, claire, attrayante des histoires (grandes ou petites) du quotidien de rockers : amour, concerts, virées, sorties, liberté, guitares, fiancées, fureur de vivre, énergie, camaraderie, concerts, musique, motobylettes géantes, insouciance, rébellion, etc. Tout en évitant à chaque vers les banalités textuelles et les clichés que cet univers peut engendrer dans la réalité.

Jean-William est par ailleurs un réalisateur chevronné, sous l’influence artistique (et revendiquée) de Phil Spector. Sa méthode de travail pour les disques de Bijou 1977/1981 comme pour “39 de fièvre” : mettre tous les instruments ainsi que la voix au même niveau, à fond mais de façon équilibrée et orfèvrée.

Les guitares sont jouées par Jampur Fraize (très pub rock, Wilko Johnson, garage, Cramps) et Marc Wathieu. Dans le jeu de ce dernier, on sent sa culture pop mélodique sixties qu’il habille d’un son bien électrique.

Les Fantômes le savent à l’avance : inutile de tenter de reproduire à l’identique et au détail près les fantastiques guitares, rythmiques ou solo, enregistrées par Palmer. Comme l’explique Benjamin Schoos, « Marc Wathieu s'est occupé de diriger les répétitions. Il a soigné les orchestrations en gardant l'esprit de l'album “39 de fièvre” mais sans dénaturer le son des Fantômes (ex-Phantom). » Résultat : un savant mix inspiré des fulgurances gravées à vie de Palmer et l’excellent jeu garage rock du Freaksville sound.

Marc Bouille refait les chœurs des frères Georges et Michel Costa, l’un des éléments clefs de la réussite du disque studio.

Lors du gig à Paname, les quatorze titres de ce 33 tours ont été rejoués dans l’ordre établi avec minutie en 1981 par Jean-William Thoury, de “Chez moi à Paris” à “Dynamite”. En rappel-bonus : “Le détecteur de mensonges” (de l’album “Kiss”, 2012), “Déréglée” et, à nouveau mais dans une version rallongée, “Chez moi…”.

Dans “SOS Marie France !”, c’est le chamboule-tout au niveau setlist. Il manque “Avec toi”, “(La vie me chante) Ouh la la” et “Chéri ce s’ra moi”, titres peut-être pas joués à Ans mais interprétés à Paris. Il a donc fallu rééquilibrer le tout et remanier l’ordre. Tout en y glissant “Le détecteur de mensonges”.

Sur ce live comme dans tous leurs concerts et leurs deux disques studio en commun, Marie France et les Fantômes dégagent une énergie créatrice du tonnerre. Ce groupe belge est une bénédiction pour elle.

Dix ans déjà que Benjamin Schoos, Pascal Schyns (basse), Geoffroy Degand puis Jérôme Danthinne (batterie) & co jouent à ses côtés à intervalles réguliers. Le 20 décembre 2006 au Klub (Paris), ils lui ont redonné l’envie et la possibilité de donner des concerts en formule électrique. Le temps de deux titres revisitées, “Daisy” et Déréglée”. Première rencontre, flash artistique immédiat entre elle & eux. C’était lors du (là aussi) premier concert de Jacques Duvall chanteur.

Quand ils n’accompagnent pas Marie France sur scène ou sur disque, Les Fantômes menés par Benjamin Schoos jouent sous le nom Loved Drones. De façon incompréhensible, les médias alternatifs les classent alors dans la catégorie “krautrock”. Un nom qui fait branché, on comprend pas trop ce que c’est. En fait, c’est un genre musical étrange, bizarre, rebutant, compliqué et fastidieux à écouter. Une sous-division en zone Z du psychédélisme ou de l’effrayante musique progressive.

Alors qu’en fait, les Loved Drones sont un terrible groupe de rock’n’roll à guitares électriques. On l’a écrit dès 2014 : leur précédent album, “The Tangible Effect of Love”, est sans aucun doute le plus invendable du label Freaksville. Les guitares sont mixées en arrière-plan, il y a des ambiances éthérées, etc. Chose également écrite : à l’inverse, ces mêmes morceaux joués live sonnent rock’n’roll en diable. Exactement comme lors des concerts avec Marie France.

En 2016, les Loved Drones sortent “Good Luck Universe !” en 33 tours, mp3 mais pas en CD. Un deuxième album qui reflète parfaitement leurs prestations scéniques (“Nomad”, “Pulse Radar Love”, “Escape From the Terror Drone”). Il est aussi brillant et éclatant que “Femme plastique” (2010), album de sensass’ rock de Miam Monster Miam & les Loved Drones. Et donc, “Good Luck…” représente parfaitement ce que sont les Loved Drones (ou Fantômes) en concert.

Il y a sur ce 33 tours des sonorités psychédéliques (“Canyons”), hindouïstes (“Drone Alone-Crimson Skies”), etc. Mais elles sont discrètes, au fond à droite (et tant mieux), contrebalancées par les guitares, ou transformées en gimmicks synthétiques azimutés. Et durant ces trente-quatre minutes de studio, les guitares et synthés tendance foldingos dominent le tout avec la rythmique échevelée et carrée (Pascal Schyns à la basse, Jérôme Danthinne à la batterie).

Le 8 mars dernier à la Maroquinerie (Paris), les Loved Drones ont présenté ce disque le temps d’un set de trente minutes (avant la tête d’affiche, Kula Shaker, d’où cette courte durée). Avec un joueur de sitar et Man From Uranus (chant perché et onomatopées, synthé), ils ont reproduit cette ambiance rock roll, mâtinée juste ce qu’il faut d’improvisation seventies.

Grand plaisir de revoir en concert le groupe de Marie France. La prochaine fois, l’idéal serait que l’équipée Freaksville et Marie France From Paris soient réunis de nouveau sur une scène de la capitale française.

Car le live “SOS Marie France !” le démontre : Marie France est la reine du rock lorsqu’il s’agit de chanter des morceaux qui bougent et font remuer, taper du pied, claquer des doigts, sautiller, danser. La musique, la chanson, les concerts, le spectacle, les disques, le show, c’est ce pour quoi elle est faite.

François Guibert
(8 mai 2016)


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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Ven 19 Aoû - 0:18




• Nouvelle page spéciale

« Chronique détaillée de l'album

“MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”

(Freaksville, 2016) »


sur ce lien à copier-coller :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Album--g-MARIE-FRANCE-chante-JACQUES-DUVALL-g---k1-realise-par-Benjamin-Schoos-et-Chris-Cerri%2C-Freaksville%2C-2016-k2---d--chronique-detaillee-.-.htm





• Concert “10 ans de Freaksville” le mercredi 23 novembre 2016 à 20h30
Chez Madame Arthur (75 rue des Martyrs) à Paris.

Avec “MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”
+ PHANTOM Feat. JACQUES DUVALL (jouent l'album “Hantises”).



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Chronique de l’album
“Marie France chante Jacques Duvall”


(Freaksville, sortie le 30 septembre 2016) :

En 2016, Marie France demeure une fantastique chanteuse de rock’n’roll. Y compris lorsque, comme sur ce nouvel album, il n’y a aucun morceau électrique et quasiment aucune guitare (1).

Dans ce disque honorant son parolier fétiche depuis 1977, elle interprète des chansons à l’ambiance cabaret intimiste. Formule piano & voix, mâtinée de quelques instruments ici et là. Elle enrobe ces dix chansons d’une envoûtante atmosphère, grâce à sa voix chaude, mutine, chaleureuse, et sa personnalité magnétique. Séductrice, elle se régale à jouer de ses charmes vocaux.

Durant trente-cinq minutes, via la plume élégante et subtile de Jacques Duvall, elle raconte de façon romancée sa vie intime en chansons. Avec conviction, elle transmet toutes les émotions amoureuses (blessures et bonheurs) qu’elle a pu ressentir depuis son adolescence. Un parcours riche en rencontres et en histoires.

C’est le disque de Marie France où sa voix est la mieux mise en valeur. Attention : ses précédents albums (2) sont très bien enregistrés. Simplement, “… chante Jacques Duvall” bénéficie des techniques d’enregistrement optimum 2015/2016, sans traficotage vocal via des logiciels. Et l’optique “piano & voix” permet de mettre le chant très en avant sans que l’orchestration ne soit reléguée au fond.

Trois titres composés par Benjamin Schoos figurant sur les CDs “Phantom feat. Marie France” et “Kiss” sont rejoués et rechantés, dans une ambiance plus feutrée.

Ainsi, pour “Bleu”, la percussion rythmique de Geoffroy Degand, le violon de Henri Graetz et la guitare (sur la première version de 2008) laissent la place au piano de Chris Cerri. Marie France chante ces paroles de façon adéquate. C’est-à-dire comme si elle avait le cœur dévasté.

Sur l’album “Kiss” (2012), elle interprète “Un garçon qui pleure” en duo avec Chrissie Hynde, l’une de ses réelles amies depuis la fin des années 1970. Aussi authentique que ce soit ce tandem féminin, l’accent anglais-en-français de la miss Pretenders rebute. Il empêche d’apprécier pleinement le morceau. Cette fois, le texte est chanté d’un bout à l’autre par Marie France. C’est désormais la version de référence, celle qui coule de source.

“Ménage à trois” demeure la ballade qu’elle était lors de sa création en 2008. Les guitares pop sixties originelles en moins, une brise sonore italienne en plus, grâce aux sons de mandoline. On peut la rapprocher de “La villa Borghini” (album “Beau futur” de Benjamin Schoos, 2014).

François Bernheim a composé deux musiques : “C’est Paris” et “Un garçon qui pleure”. Sa griffe : un style pop mélancolique, avec des envolées langoureuses.

“C’est Paris” décrit l’attachement indéfectible de Marie France à la ville lumière. Même si elle n’est pas dupe de l’attitude élitiste des gandins et autres « gus tellement snobs ». Tel ce « ringard qui se pense / L’arbitre des élégances », bien qu’il s’agisse d’une métaphore duvallesque concernant la capitale.

Marie France y a résidé de 1962 à février 2015. Elle y a vécu de grandes histoires d’amour, connu tous les vertiges, fait la fête (“égérie des années Palace”, etc.). Elle y a travaillé sans relâche au sein de revues scéniques (Ange Bleu, Alcazar, “Mugler Follies”) et donné de nombreux concerts.

Le refrain au classicisme mélodique bon teint de “C’est Paris” est dans la tradition de la variété française respectable. Ce n’est pas le cas pour les couplets. On retrouve alors le phrasé irrésistible de celle qui reste à jamais une Parisienne par excellence.

Le bouleversant “Boulevard des rêves brisés”, à l’humeur désespérée, est une adaptation française de “Boulevard of Broken Dreams”. Elle est beaucoup plus poignante que la version tsigane, rèche et déprimante de Marianne Faithfull sur son album “Strange Weather” (1987).

Les sons additionnels d’orgue (ou de synthé) joués par Chris Cerri sur ledit “Boulevard…” renforcent l’impression d’une dérive nocturne tournoyante dans les rues de la capitale. Mêmes sensations lorsque Jean-François Assy intervient au violoncelle sur “À mort l’amour”. Sur son CD “China Man Vs China Girl” (2012), Benjamin Schoos la chante accompagné de nombreuses cordes (violons, violoncelles) et dans des arrangements fastueux. La version de Marie France bénéficie d’un traitement musical minimaliste, tout aussi réussi.

Dès l’an 2000, lors de ses récitals “La fille au cœur d’or” (3), elle interprétait “Marcello” (ici avec une mandoline couplée au piano en guise de gimmick sérénade) et “J’veux cet homme”. Ces enregistrements studio sont plus sophistiqués que les maquettes audio d’époque.

Marie France chante ces paroles dorénavant de manière beaucoup plus souple et enjouée. Tel ce passage : « Il est très recherché / Entre autres par tous les flics de France » dans “J’veux cet homme”. Une chanson gentiment délurée, au refrain cha-cha-cha tendance Gillian Hills, et où Marie France est en pleine parade amoureuse.

“Quand j’embrasse un salaud” propose un texte reflétant parfaitement l’esprit facétieux de Jacques Duvall. Comme pour chaque chanson, il se glisse dans la peau de son interprète. Il en fait de même pour Alain Chamfort, Benjamin Schoos ou Lio.

Et donc là, il fait chanter à Marie France des paroles où elle butine d’un homme à un autre, selon son bon plaisir. Avec ici un penchant déclaré pour les “mauvais garçons”.

Pour “Le cercle rouge”, on ressent les mêmes émotions qu’à l’écoute de”Bleu”. Elle met beaucoup de son vécu amoureux dans l’interprétation de ce texte. Par exemple, lorsqu’elle prononce les mots « le nom d’une autre femme » (entre autres).

Christophe Cerri joue du piano Steinway et de quasiment tous les instruments (clavier, orgue, percussions, basse, hautbois, mellotron). Son jeu pianistique est fluide. Il a une indéniable technique professionnelle mais elle ne prend pas le pas sur le feeling et le plaisir de jouer.

On n’oublie pas le violoncelle de Jean-François Assy (4). Ni le discret jeu de batterie de Jérôme Danthinne sur “Quand j’embrasse un salaud” et “Ménage à trois”.

Christophe Cerri et Benjamin Schoos font un travail phénoménal en matière de production et d’arrangements (et de mixage pour Christophe, avec Gilles Martin). Une réalisation simple en apparence et élaborée. Aucune boursouflure sonore.

L’équipe Freaksville sait comment enregistrer, produire, mixer un disque (de rock’n’roll, de chanson, etc.) pour que le résultat soit percutant. Le son des disques Freaksville est toujours impeccable sans être lisse. Il y a de la vie et de l’excitation dans les réalisations de ce label belge. Avec de vraies chansons, aux textes et musiques solides et inventifs.

François Guibert

(6 août 2016)

(1) : hormis sur “Quand j’embrasse un salaud”, où il y a un euphorique solo électroacoustique de guitare. Dans l’esprit du jeu de Yan Péchin, il est joué par Christophe Cerri.

(2) : “39 de fièvre” (1981), “Marie France” (1997), “Raretés” (2006), “Phantom Feat. Marie France” (2008), “… Visite Bardot” (2009), “Kiss” (2012), le live “SOS Marie France !” (2016).

“39 de fièvre” est un chef-d’œuvre de rock’n’roll conçu avec trois membres du groupe Bijou : Vincent Palmer (guitares, direction musicale, arrangements, quelques sons de basse), Dynamite Yan (batterie) et Jean-William Thoury (parolier, réalisateur, assisté par Paul Scemama). Ainsi qu’avec Philippe Guyot (basse, orgue), Georges & Michel Costa (chœurs).

(3) : avec Valentine Duteil (violoncelle) et Christophe Cravero (piano).

(4) : il a accompagné Alain Bashung sur “La tournée des grands espaces” (2003/2004) et le “Bleu pétrole tour” (2008/2009). Il a également joué aux côtés de Daniel Darc durant ses concerts “La taille de mon âme” (2011/2012, avec le pianiste Rémy Bousseau).


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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE au Divan du Monde 2016 & 2017 : compte rendu   Ven 2 Juin - 11:59




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« Compte rendu des concerts “MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”

les 25 novembre 2016 + 23 & 24 février 2017 au Divan du Monde (Paris) »


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Marie France “chante Jacques Duvall”

— le vendredi 25 novembre 2016
au Divan du Monde
puis une chanson chez Madame Arthur

— les jeudi 23 et vendredi 24 février 2017
au Divan du Monde (Paris) :


Marie France fait les choses avec cœur et artisanat. Durant plusieurs semaines, cette Parisienne éternelle (vivant désormais à Sète) travaille chez elle les textes et l’interprétation de ses chansons. Elle sait qu’elle est attendue par ses fidèles et admirateurs.

Elle choisit avec soin quels titres elle interprétera devant son public francilien fétiche, et dans quel ordre. À ses côtés au quotidien, une féline spectatrice, chanceuse et privilégiée : sa chihuahuatte Lili.

Le retour scénique de Marie France à Paris, la ville qu’elle symbolise à jamais, se fait en deux volets. D’abord un concert en tête d’affiche pour les 10 ans du label Freaksville, accompagnée par le pianiste belge Christophe Cerri.

Puis un autre concert trois mois plus tard, toujours en duo piano & voix avec ce même musicien. Pour fêter une expo sur l’esprit rebelle 1969/1989 franco-français de France. Elle en est l’emblème via le visuel géant “Je ne me quitterai jamais” (1982) conçu par Pierre & Gilles, en devanture de la Maison Rouge à la Bastille (1).

Pour chacune de ces deux prestations, elle met à l’honneur les titres de son 33 tours “Marie France chante Jacques Duvall” (2016). Marie France peut être fière de l’éclatante réussite artistique de cet album piano & voix (plus quelques autres instruments de-ci de-là). Les musiques et arrangements, joués et conçus par Chris Cerri et Benjamin Schoos, sont impeccables.

Ce disque est un chef-d’œuvre, et la pierre angulaire du catalogue Freaksville. Il restitue exactement ce qu’est Marie France comme chanteuse, artiste, ainsi qu’en tant que femme. On peut aussi le considérer comme étant le plus beau témoignage d’amour entre une chanteuse et son auteur fétiche n°1 depuis quarante ans.

Monsieur Duvall connaît Marie France sur le bout des ongles, depuis le 45 tours “Déréglée”/“Daisy” (1977, avec Jay Alanski à leurs côtés). Il devine pile poil et sait les tourments intimes, bonheurs, fêlures, joies que Marie France a connus tout au long de sa vie (amoureuse mais pas seulement). De sa période jouvencelle (années 1960 & 1970) à la mégatop Fujiyama Mama rock roll d’enfer qu’elle est devenue depuis les 80s.

Il retranscrit à sa manière ces sentiments et émotions à travers ses textes pour ces chansons. Elle les interprète à merveille, avec sa touche vocale chaude, glamour, attractive, chaleureuse. Sur disque comme lors de ses deux concerts au Divan du Monde.

En 2016/2017, elle reste au top de son attractivité scénique. Par sa voix, sa présence, sa prestance, la féminité maximale qui émane d’elle en permanence. Elle est tour à tour langoureuse, joueuse, mélancolique, mutine dans son chant, en connivence avec son public.

Hormis le rappel a cappella “On se voit se voir”, le premier concert est entièrement consacré à l’œuvre textuelle de Duvall mise en musique : “Ménage à trois”, “J’veux cet homme”, “Marcello”, “Bleu”, “Un garçon qui pleure”, “À mort l’amour”.

Elle interprète “Le cercle rouge” au milieu du spectacle avec un clavier sonorisé trop fort à ce moment-là. Lors du rappel, elle tient à le rechanter. Afin d’en faire pour le public une version dont elle soit satisfaite.

“Boulevard des rêves brisés” devient ici volontairement “Boulevard des cœurs brisés”. Avant le rappel, elle chante deux autres titres jamais présentés en scène auparavant : “Quand j’embrasse un salaud” et “C’est Paris”.

Le second concert (23 février) retrace son parcours artistique et musical, depuis “On se voit se voir” (1976) jusqu’à l’album de 2016. Sur dix-sept titres, douze ont des paroles signées Duvall, dont “Ménage à trois”, “Marcello”, “Un garçon qui pleure”, “Bleu”, “Champs-Élysées”, “Quand j’embrasse un salaud”.

Le rock’n’roll “Chez moi à Paris” (Jean-William Thoury/Dynamite Yan de Bijou) et le punky “Déréglée” sont joués au piano par Chris Cerri sur un tempo rapide et enjoué. Tout comme le latino funk pop “Je ne me quitterai jamais”. Les refrains de ces trois chansons sont joyeusement repris en chœur par plusieurs spectateurs. Ce qui ravit Marie France.

“The Flame”, titre en anglais signé Marc Almond, nécessite une attention soutenue pour entrer pleinement dedans en tant que spectateur.

Une salutation est faite à son ami Daniel Darc via “Las, dans le ciel…”. Un texte qu’il avait écrit pour Marie France sur une musique de Yan Péchin (pour l’album paru en 1997). Elle n’a pas chanté ce morceau depuis son concert “Par amour” le 15 mai 2010 au Mac/Val de Vitry (94).

“Le cercle rouge” est chanté devant celle qui en a composé la musique : la chanteuse Amina, installée au pied de la scène.

Le 25 novembre, le public écoute avec attention le chant de Marie France et les paroles de monsieur Duvall. C’est aussi le cas le 23 février. Sauf que ce soir-là, chose énervante : à un mètre de la scène et de l’artiste, quelques personnes parlent, rient régulièrement entre elles, de façon exubérante. Sur cinq ou six titres. Devant la chanteuse en train de chanter. Même si ce n’est pas dans l’intention de saborder le spectacle.

Quand on va à un concert, c’est pour écouter les chansons et la musique, voir le groupe ou l'artiste les interpréter. Pas pour sortir des blagues ou parler en plein pendant les morceaux.

Comme si ces propos étaient tellement importants (alors qu'en fait, ils sont sans intérêt) que ça ne pouvait pas attendre la fin du concert. Ça perturbe l'écoute des spectateurs alentour et, sans aucun doute, ceux qui sont sur scène, même s’ils ne le montrent pas. Ce n'est respectueux pour personne.

Bonus du 25 novembre : “Elle est folle”, paroles et musique de Frédéric Botton (abum “Raretés”, 2006). Titre interprété 100 % live, en fin de soirée chez Madame Arthur, avec la Troupe de même nom. Une équipe d’artistes très pro, dans le bon sens du terme : sérieuse, enthousiaste, passionnée, qui renouvelle chaque semaine son spectacle. Au piano ce soir-là : Charly Voodoo, au doigté précis et alerte.

La scène est en forme de bonbonnière, et un lieu symbolique pour Marie France. Là où se sont produites deux femmes qui comptent beaucoup pour elle : Coccinelle (1) et Bambi. Cette dernière, présente le 25 novembre dans le public, est l’une des vraies amies de cœur de Marie France depuis plusieurs décennies.

Parmi les spectateurs, il y a plusieurs personnes proches de Marie France : Yan Péchin, Fifi Chachnil, Paquita Paquin, Pierre & Gilles (présents aux deux concerts), Jean-William Thoury (le 25) et bien d’autres.

Le 25 novembre, il y a Alain Chamfort venu uniquement en spectateur. Très discret, il assistera à l’intégralité du concert de Marie France (et celui de Phantom Featuring Jacques Duvall en première partie). Adossé au mur près de la porte d’entrée de chez Madame Arthur, il la verra chanter “Elle est folle”.

C’est important de mentionner sa présence. Car Chamfort est lui aussi un interprète majeur longue durée (2) de Duvall. Il vient le voir ce soir ainsi que Marie France en ami sincère et authentique.

Le vendredi 24 février, a lieu une soirée “French Parade”. Bon nombre de participants viennent pour le blind test années 1980 animé par le DJ habituel de ces soirées. Auparavant, sur la scène du Divan, la Troupe de Madame Arthur présente un spectacle de quarante-cinq minutes.

Durant ce show, Marie France chante trois titres, dont deux écrits spécialement pour elle par Frédéric Botton (toujours sur l’album “Raretés”). Un privilège pour les spectateurs présents, dont certains n’ont peut-être pas forcément conscience. Marie France est dans sa robe lamée, moulante et scintillante, avec de multiples mains noires en guise de motifs.

En guise d’accompagnement musical, l’accordéoniste L’Oiseau Joli (membre de la troupe), très bon et enthousiaste, est à ses côtés.

D’abord, “Elle est folle”, où les autres membres font les chœurs : « Elle est folle ! Elle aime l’alcool ! Elle est folle, vraiment complètement folle, d’aimer autant l’alcool ! » Puis “L’amour avec des gants” en duo avec Monsieur K (maître loyal scénique des lieux).

Enfin, une reprise d’Edith Piaf, “A quoi ça sert l’amour” (que Marie France fait en version pop dansante avec Marc Almond sur le CD “Raretés”). Elle la chante en duo avec Patach’Touille (de la Troupe).

L’album et les concerts “Marie France chante Jacques Duvall”, ce sont de grandes chansons parfaitement interprétées vocalement. C’est Marie France au-delà de l’imagerie officielle (“égérie des nuits parisiennes des années 1970/1980”, etc.).

« J’ai l’impression que je passe au travers des modes et du temps. Un peu comme un ange que je risque de ne pas être. Je me suis toujours sentie hors du temps. Je peux passer d’une femme à l’autre, prendre mille visages. Mais je suis sûre d’une chose : c’est qu’au fond de moi, je suis toujours la même. »
(© Marie France dans le livret de la réédition CD 2000 de “39 de fièvre”).

François Guibert
(5 mai 2017)

(1) : jusqu’au 21 mai au 10 boulevard de la Bastoche, 75012, où se déroule l’expo “L’esprit français, contre-cultures 1969/1989 ”. Il y a plusieurs documents relatifs à Marie France : l’affiche de son concert “39 de fièvre” du 4 juin 1981 au Palace, les photos “L’engrenage” et “Le purgatoire” de Pierre & Gilles, etc.

(2) : depuis le single “Paradis” (1981). Mais surtout à partir du 33 tours “Tendres fièvres” (1986), vrai premier album captivant d’Alain Chamfort. Avec cinq formidables textes signés Duvall.

(3) : « Celle qui a illuminé mon enfance : la grande Coccinelle. »
(© Marie France, 6 novembre 2015, sur sa page Facebook)



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